Lors du 9ᵉ Sommet de la CIRGL, la Première ministre congolaise Judith Suminwa Tuluka a replacé ce vendredi 14 novembre la dimension économique au centre des stratégies de paix dans la région des Grands Lacs. Plutôt que de s’appuyer uniquement sur les mécanismes diplomatiques traditionnels, Kinshasa défend désormais une approche où l’intégration économique devient un moteur de stabilité, capable de réduire les tensions récurrentes aux frontières en créant des intérêts communs entre États voisins.
Le gouvernement mise pour cela sur le positionnement géographique de la RDC, point de jonction de plusieurs organisations régionales et territoire clé dans les échanges continentaux. Trois axes ont été identifiés comme prioritaires pour accélérer cette dynamique : le corridor de Lobito, qui relie la RDC à l’Angola et à la Zambie, l’axe Tanzanie–Burundi–RDC et le corridor RDC–Ouganda. En modernisant ces voies stratégiques, Kinshasa espère fluidifier les flux commerciaux, abaisser les coûts logistiques et rendre la région plus attractive pour les investisseurs internationaux.
Pour Judith Suminwa Tuluka, ces projets ne sont pas de simples chantiers d’infrastructure, mais des leviers pour transformer des zones longtemps marquées par l’instabilité en espaces de prospérité partagée. La cheffe du gouvernement voit dans cette coopération économique renforcée « une occasion de réunir les populations autour d’un développement collectif ». En s’appuyant sur des initiatives conjointes et la complémentarité des ressources nationales, la RDC ambitionne de créer davantage d’emplois pour sa jeunesse tout en consolidant la paix à long terme dans l’ensemble de la région des Grands Lacs.
CB
