Les opérations sécuritaires se sont intensifiées ces dernières semaines dans le territoire de Djugu, où l’armée congolaise affirme avoir mis la main sur un important arsenal appartenant à la milice CPR/Zaïre. En un mois, plus d’une centaine d’armes, dont 108 fusils AK-47 et plusieurs pièces d’armement lourd, ont été récupérées dans des caches disséminées dans la région. Les FARDC y voient un signe de l’affaiblissement progressif du groupe armé encore actif dans cette partie de l’Ituri.
Selon le porte-parole des opérations en Ituri, le lieutenant-colonel Jules Ngongo Tchikudi, ces résultats s’inscrivent dans une dynamique née de la coopération plus franche entre habitants et forces de sécurité. Des jeunes récemment sortis de la brousse auraient livré des informations déterminantes permettant de localiser les dépôts clandestins, au moment où certains combattants amorcent un processus de reddition. Pour l’armée, ce changement d’attitude témoigne d’une rupture croissante entre la population et la milice.
Cette collaboration civile, désormais mise en avant par les autorités militaires, est considérée comme un levier essentiel dans la lutte contre la prolifération d’armes dans la région. Les FARDC encouragent les communautés locales à poursuivre cet engagement, rappelant que la diminution du nombre d’armes en circulation demeure une condition indispensable pour espérer stabiliser durablement le territoire de Djugu et ses environs.
Depuis cinq mois, les troupes gouvernementales mènent des offensives ciblées autour du lac Albert et en chefferie de Mambasa, où plusieurs positions de la CPR/Zaïre ont été neutralisées. Ces avancées seraient à l’origine des récentes défections enregistrées au sein de la milice. L’armée estime que la combinaison entre pression militaire et coopération communautaire pourrait ouvrir la voie à une accalmie plus durable dans cette zone longtemps marquée par l’insécurité.
CB
