À Kolwezi, la journée du lundi 17 novembre a placé le Ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, au cœur d’une double épreuve : un atterrissage d’urgence qui aurait pu virer au drame et, quelques heures plus tard, la poursuite de sa mission auprès des victimes de la tragédie de Mulonda. L’incident aérien, survenu lors d’un atterrissage difficile d’un appareil affrété auprès d’Airjet, n’a heureusement causé aucune perte en vies humaines. Le ministre et sa délégation en sont sortis indemnes, mais l’agitation de l’aéroport n’a pas freiné l’objectif de la mission.
À peine remis de cet accident, Louis Watum Kabamba s’est rendu au Gouvernorat du Lualaba où l’attendaient la gouverneure Fifi Masuka, le conseiller principal du Chef de l’État, Jean-Marie Kanda, ainsi que les services sous tutelle et les représentants des coopératives minières. Dans un climat empreint de deuil, il a transmis les condoléances officielles du Président Félix Tshisekedi et du Gouvernement Suminwa, rappelant que l’émotion ne devait pas faire oublier la responsabilité de prévenir de nouveaux drames.
L’une des annonces majeures de cette réunion a été la validation de 64 zones d’exploitation artisanale, un signal fort pour des milliers de creuseurs en quête de reconnaissance et de sécurité. Cette décision, très attendue, marque une avancée significative vers une meilleure structuration du secteur. Elle intervient dans un contexte de forte pression après la catastrophe de Mulonda, où le premier rapport du Conseil provincial de sécurité fait état de 35 décès confirmés, dont deux déjà inhumés, et deux blessés pris en charge à l’Hôpital général de Mwangeji.
Face à cette tragédie, Louis Watum Kabamba a rappelé la ligne ferme du Chef de l’État : « Toute personne impliquée devra rendre des comptes. Les sanctions tomberont. » En fin de journée, le ministre a également rendu visite aux survivants hospitalisés, un geste salué pour sa dimension humaine : poignées de mains, mots de réconfort, écoute directe des familles touchées. Il leur a assuré que l’État resterait à leurs côtés et qu’aucune victime ne serait laissée pour compte.
Ainsi, malgré un accident aérien qui aurait pu bouleverser l’agenda, le ministre a maintenu le cap. Entre gestion de crise, décisions structurantes et présence auprès des blessés, Louis Watum Kabamba a transformé une journée de turbulences en un moment de résilience et d’action publique. À Kolwezi, même dans les heures les plus sombres, l’engagement n’a pas flanché.
CB
