Sept membres de la milice Mobondo ont été appréhendés récemment dans la commune de Maluku, à l’Est de Kinshasa, alors qu’ils tentaient de se rendre vers le territoire de Kwamouth, dans la province du Mai-Ndombe. Le bourgmestre de Maluku, Alexis Momba, a indiqué que ces arrestations interviennent dans le cadre des efforts visant à sécuriser la population et à faciliter le retour des habitants dans leurs villages. Selon lui, certains villageois ont déjà commencé à regagner leurs foyers.
Ces miliciens seraient actifs sur le plateau de Bateke, notamment dans le groupement Mwana-Mputu et au village Mamou, où ils utilisent des armes de calibre 12 pour commettre des violences contre la population. Malgré leur présence, les Forces Armées de la RDC (FARDC) n’ont pas mené d’opérations offensives directes, invoquant des contraintes liées au respect des droits et procédures prévues par la RAD. Le bourgmestre souligne néanmoins que les initiatives de sécurité visent à instaurer un climat de paix durable.
Pour l’expert en défense Bertin Mobonzi, ancien président de la Commission défense et sécurité de l’Assemblée nationale, la situation met en lumière la nécessité d’une approche globale impliquant l’État, les forces de sécurité et les communautés locales. Selon lui, la persistance du phénomène Mobondo dans l’Ouest de la RDC révèle des fragilités sociales et des tensions latentes qui nécessitent une action concertée pour stabiliser ces zones.
Bertin Mobonzi insiste également sur l’importance d’une responsabilité collective, en renforçant la présence institutionnelle, en améliorant la circulation de l’information et en favorisant le dialogue communautaire. Ces mesures, estime-t-il, sont essentielles pour réduire les violences et soutenir le retour sécurisé des populations dans les villages touchés.
CB
