À l’approche du congrès extraordinaire de l’UDPS, la direction du parti engage une vaste opération de réorganisation interne. Augustin Kabuya, secrétaire général, a officiellement constitué une commission de 132 membres chargée de repenser les statuts du parti. Cette initiative, alignée sur les recommandations du président Félix Tshisekedi, vise à moderniser l’ossature juridique et administrative du parti au pouvoir.
La nouvelle commission, dotée d’une architecture hiérarchisée, s’articule autour d’un coordonnateur épaulé par deux adjoints. Un dispositif de rapporteurs et une cellule chargée des finances complètent l’équipe, afin de garantir une gestion rigoureuse et un travail rédactionnel structuré. L’objectif : produire des textes actualisés capables de répondre aux exigences politiques du moment.
Pour Kabuya, l’installation de cette commission marque une étape incontournable dans la préparation du congrès, prévu du 10 au 14 à Kinshasa. Elle représente l’un des mécanismes institutionnels destinés à assurer un débat serein et une refonte réfléchie des règles qui régiront le parti dans les années à venir.
Cette démarche intervient dans un contexte où l’UDPS sort tout juste d’une séquence conflictuelle ayant opposé les camps Kabuya et Déo Bizibu. Après l’intervention du chef de l’État et la réunification des deux tendances, la tenue du congrès apparaît comme un moment stratégique pour sceller la réconciliation et consolider la cohésion interne du parti présidentiel.
CB
