Kinshasa s’est transformée, du 21 au 22 novembre 2025, en véritable capitale de la diplomatie parlementaire à l’occasion de la 47ᵉ Conférence des présidents des Assemblées nationales de l’Union parlementaire africaine (UPA). Sous la présidence du chef de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, entouré de son homologue du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, la RDC a accueilli une délégation de haut niveau composée des membres du Comité exécutif de l’UPA, du secrétaire général de l’Union interparlementaire, ainsi que de représentants politiques, militaires et institutionnels venus de tout le continent.

En ouvrant ces travaux, organisés dans la foulée de la 84ᵉ session du Comité exécutif tenue à Kinshasa quelques jours plus tôt, les autorités congolaises ont insisté sur la nécessité de renforcer la coopération parlementaire face aux crises qui fragilisent l’Afrique. Jean-Michel Sama Lukonde a notamment souligné un contexte régional tendu, rappelant l’occupation d’une partie de l’Est du pays par l’armée rwandaise et réitérant l’appel du Parlement congolais à la solidarité continentale. Il a également mis en avant les efforts diplomatiques portés par la RDC, de Washington à Doha, pour faire reconnaître le génocide congolais et soutenir les processus de paix.
L’intervention du secrétaire général de l’Union interparlementaire, Martin Chungong, est venue renforcer ce message. Il a rappelé que la stabilité des États africains repose sur un triptyque essentiel bonne gouvernance, démocratie et paix et a exhorté les présidents des Parlements membres à faire de leurs institutions de véritables lieux de débat, de transparence et d’exemplarité. Selon lui, le rôle des Assemblées dépasse la législation : elles sont désormais au cœur du développement et de la consolidation de la paix sur le continent.
À travers l’accueil de cet événement continental, la RDC réaffirme sa volonté de jouer un rôle moteur au sein de l’UPA. Kinshasa ambitionne de devenir un point d’ancrage des discussions parlementaires africaines, en soutenant des priorités telles que la sécurité, le leadership féminin, l’autonomisation des jeunes et les objectifs de développement durable. Les recommandations attendues à l’issue des travaux devraient tracer de nouvelles pistes pour faire des Parlements africains des leviers au service des populations et du progrès commun.
CB
