L’opération sécuritaire « Ndobo » continue de redessiner la stratégie de lutte contre la criminalité urbaine à Kinshasa.Samedi 22 novembre, la Police nationale congolaise a présenté au vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, un groupe de 19 individus soupçonnés d’être impliqués dans une série de braquages qui ont récemment secoué la capitale. Cette présentation publique s’inscrit dans une volonté affichée de restaurer la confiance entre les forces de l’ordre et la population.
Selon les responsables policiers, les personnes interpellées évoluaient dans des réseaux structurés, opérant principalement avec des armes blanches et des armes à feu. Leur neutralisation marque, pour les autorités, un tournant dans la traque des groupes criminels qui se sont implantés dans plusieurs communes de Kinshasa. Les premiers résultats de l’opération « Ndobo » semblent ainsi confirmer l’efficacité d’un déploiement ciblé, mené en partie sur base de renseignements communautaires.
Le commissaire provincial, le général Israël Kantu, a précisé que les enquêtes se poursuivent pour remonter toute la chaîne de ces réseaux, certains complices étant encore en fuite. Cette phase d’investigation devrait permettre de mieux cartographier les zones de forte insécurité et d’ajuster les actions en cours. La PNC assure que l’opération « Ndobo » n’en est qu’à son début et qu’elle se poursuivra jusqu’à la réduction effective des foyers criminels.
Pour le gouvernement, ces arrestations traduisent une volonté claire : endiguer la montée des braquages qui, ces derniers mois, ont alimenté un sentiment d’insécurité dans la capitale. En intensifiant les actions policières et en renforçant la présence des forces de l’ordre, le VPM Shabani entend rétablir la quiétude dans les quartiers les plus touchés et rassurer les Kinois face à un phénomène devenu trop récurrent.
CB
