Le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo est arrivé ce lundi 24 novembre à Luanda, où s’ouvre le 7ᵉ Sommet Union africaine–Union européenne. Au-delà de la simple participation diplomatique, sa présence souligne la volonté de la RDC de peser davantage dans les discussions qui redessinent les relations entre l’Afrique et l’Europe. Dans un contexte marqué par des tensions géopolitiques et des défis économiques persistants, ce sommet apparaît comme une plateforme essentielle pour repenser les priorités communes.
Dès l’ouverture, les interventions du président angolais Joâo Lourenço, du président du Conseil européen et du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, donneront le ton des échanges. Les débats s’annoncent denses, centrés sur des sujets devenus incontournables : sécurité régionale, stabilité institutionnelle, transition écologique, intégration économique et transformation numérique. Autant d’enjeux qui nécessitent une coordination renforcée entre les deux blocs.
Félix Tshisekedi prendra la parole lors de la session consacrée à la paix, à la gouvernance et au multilatéralisme, un volet particulièrement sensible à l’heure où plusieurs régions africaines sont confrontées à des crises prolongées. Son intervention est attendue sur la manière dont l’Afrique souhaite redéfinir son rôle dans la gouvernance internationale et défendre ses priorités au sein des partenariats globaux.
Le Sommet de Luanda, qui coïncide avec les 25 ans de coopération institutionnelle entre l’Union africaine et l’Union européenne, ambitionne de tracer les contours d’une relation plus équilibrée et tournée vers l’avenir. Les travaux devraient se conclure par une Déclaration commune rappelant l’importance du droit international et fixant les orientations qui guideront une décennie de collaboration renforcée entre les deux continents.
CB
