Les dépenses de la Présidence de la République ont atteint un niveau inédit sous le mandat de Félix Tshisekedi, frôlant le milliard de dollars engagés au terme du troisième trimestre 2025. Selon le Plan d’engagement budgétaire (PEB) du ministère du Budget, le cabinet présidentiel a mobilisé 2.839,2 milliards de CDF , soit environ 996 millions USD au taux de 2.850 CDF le dollar , au 29 septembre.
L’exécution budgétaire révèle un dépassement majeur par rapport aux crédits annuels alloués à la Présidence, fixés à 864,7 milliards de CDF. Toutes les lignes de dépenses sont concernées : la masse salariale atteint 493 milliards de CDF, les frais de fonctionnement 569,9 milliards, tandis que les transferts et interventions absorbent à eux seuls 1.297,3 milliards de CDF. Ce dernier poste représente, à lui seul, plus que l’ensemble du budget initialement prévu.
Cette dérive budgétaire n’est pas nouvelle. Déjà à la fin du premier semestre 2025, le Trésor public avait déboursé 1.187,7 milliards de CDF en faveur de la Présidence, soit l’équivalent de 416 millions USD. L’évolution sur les neuf premiers mois de l’année confirme une tendance à l’accélération des engagements, sans rapport avec les prévisions initiales.
Malgré cette situation, le ministère du Budget prévoit encore d’octroyer à la Présidence 87,2 milliards de CDF supplémentaires pour le quatrième trimestre 2025. Une décision qui relance le débat sur la discipline budgétaire au sommet de l’État et sur la transparence de l’utilisation des fonds publics, dans un contexte où plusieurs secteurs sociaux clés peinent à obtenir les ressources nécessaires.
CB
