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Uvira : quatre morts après une violente poussée d’instabilité sécuritaire

La cité d’Uvira, dans le Sud du Sud-Kivu, a été secouée dimanche 23 novembre par un nouvel épisode de violence armée, révélateur de la fragilité sécuritaire qui persiste dans la région. En pleine journée, des échanges de tirs entre deux groupes présentés par l’armée comme de prétendus « Wazalendo » ont paralysé la ville. Selon les autorités militaires, quatre personnes ont perdu la vie : un soldat des FARDC, deux combattants impliqués dans les affrontements et un civil pris au piège des hostilités.

D’après le secteur opérationnel Sukola 2 Sud Sud-Kivu, la fusillade s’est rapidement propagée dans plusieurs quartiers, semant la panique parmi les habitants. Le sous-lieutenant Mbuyi Kalonji Reagan rapporte que les tirs sporadiques ont duré de longues minutes avant l’intervention des unités spécialisées. Les Panthers et le bataillon d’intervention rapide ont été déployés pour mettre fin aux échanges de feu et disperser les assaillants. Quatorze personnes ont été blessées, dont neuf civils, tandis que trois fusils AK-47 ont été récupérés, renforçant les soupçons d’une mise en scène destinée à brouiller l’ordre public.

Pour les FARDC, ces événements ne relèvent pas d’un affrontement spontané, mais d’une tentative délibérée d’alimenter la confusion en usurpant l’étiquette Wazalendo. L’armée dénonce une instrumentalisation visant à créer l’illusion d’un mouvement d’autodéfense divisé. Ce « désordre organisé », selon les termes utilisés par les autorités militaires, viserait à exploiter les tensions persistantes dans une zone déjà vulnérable aux manipulations de groupes armés.

Le commandant de la 33ᵉ région militaire, le général de brigade Ilunga Kabamba Jean-Jacques, assure toutefois que la situation est désormais maîtrisée. Appelant la population au calme, il a exhorté les habitants d’Uvira à ne pas se laisser entraîner par les actes de provocation. Les FARDC poursuivent leurs investigations pour identifier les auteurs de ces violences et prévenir tout nouvel embrasement dans une ville où la stabilité reste constamment menacée.

CB

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