Les autorités militaires congolaises ont tiré la sonnette d’alarme après l’assassinat de huit civils dans la localité de Katana, au cœur du territoire de Kalehe, dans la nuit de dimanche à lundi. Dans un communiqué publié lundi 24 novembre, les FARDC affirment que cette attaque s’inscrit dans une série d’exactions visant les populations du Sud-Kivu, dans un contexte sécuritaire de plus en plus instable.
L’armée congolaise attribue la responsabilité du massacre à la coalition rebelle AFC/M23, qu’elle accuse d’opérer avec l’appui actif des Forces de défense du Rwanda. Selon l’état-major, ces violences s’ajoutent à de multiples violations du droit humanitaire et à de nouvelles atteintes au cessez-le-feu signé sous médiation américaine et qatarie, remettant en question les engagements pris à Doha et Washington.
Face à cette escalade, Kinshasa affirme avoir adopté une posture strictement défensive, tout en appelant la communauté internationale à constater la détérioration rapide de la situation. Les autorités exhortent les partenaires diplomatiques impliqués dans le processus de paix à intervenir afin de prévenir une extension du conflit dans l’est du pays.
CB
