Le ministre national des Mines, Louis Watum Kabamba, a insisté mardi 25 novembre à Kinshasa,sur la nécessité d’une meilleure fiabilisation des données financières issues du secteur extractif. Intervenant au Forum de haut niveau consacré au nouveau modèle de cadrage macroéconomique, il a rappelé que le développement de la RDC dépend étroitement de la capacité du pays à disposer de prévisions crédibles et cohérentes, fondées sur des informations certifiées. L’événement, organisé par l’ITIE-RDC au chapiteau du Pullman, a rassemblé pendant deux jours des experts, des institutions publiques, des opérateurs miniers et les partenaires techniques impliqués dans la gouvernance des ressources naturelles.
En tant que paneliste, Louis Watum Kabamba a mis en avant l’importance d’un cadre de modélisation solide pour améliorer la supervision et la régulation du secteur minier. Selon lui, l’efficacité des politiques publiques dépend de la qualité des données transmises aux organes de planification, notamment le noyau prévisions des Recettes extractives du CPCM, chargé de consolider les projections budgétaires liées aux matières premières. Cette exigence, dit-il, est indispensable pour doter le pays d’une stratégie économique crédible, alignée sur ses ambitions de croissance.
Le ministre a également rappelé la vision du gouvernement, portée par le président de la République, visant à faire du secteur minier un moteur durable du développement national. Il a insisté sur l’importance d’un partage équitable des revenus, du strict respect des législations en vigueur et du maintien d’un climat de confiance entre l’État et les investisseurs. Louis Watum Kabamba a souligné que les réformes en cours doivent préparer aussi bien les phases d’exploitation que l’après-exploitation, afin de garantir la continuité des investissements.
Saluant la pertinence du forum, le ministre des Mines a affirmé que les conclusions attendues permettront d’améliorer la coordination entre institutions, d’affiner les projections des recettes budgétaires et de renforcer la planification économique du pays. Selon lui, seule une gouvernance transparente, adossée à des données fiables et vérifiables, permettra à la RDC de tirer pleinement parti de son potentiel minier et d’orienter ses ressources vers le développement national.
CB
