La directrice exécutive de Gavi, Dr Sania Nishtar, a présenté mardi 25 novembre au président Félix Antoine Tshisekedi les contours d’une opération sanitaire sans précédent. Dans un contexte où les crises épidémiques fragilisent régulièrement les provinces, elle a souligné que la République démocratique du Congo représente le troisième portefeuille le plus important de l’alliance, qui y a déjà investi 2,2 milliards de dollars. Cette coopération renouvelée annonce une phase décisive dans la lutte contre les maladies évitables.
À partir du 27 novembre, et jusqu’au 1er décembre 2025, une campagne massive de vaccination rougeole–rubéole ciblera 62 millions d’enfants âgés de 9 mois à 14 ans. Pour cette première étape, les équipes interviendront dans le Grand Katanga, le Bas-Uele, le Haut-Uele et l’Ituri, des zones où les flambées épidémiques demeurent fréquentes. Gavi présente cette initiative comme la plus vaste jamais déployée sur le territoire congolais, symbole de l’urgence sanitaire mais aussi de la volonté d’inverser durablement la tendance.
Face à cette mobilisation d’envergure, Dr Nishtar a salué les efforts structurels entrepris par les autorités congolaises, notamment l’instauration d’une taxe de 2,6 % dédiée à la couverture santé ainsi que la rigueur imposée dans la lutte contre Ebola. Pour Kinshasa, cette collaboration illustre un partenariat international fondé sur la responsabilité et l’engagement, où la protection de millions d’enfants devient un acte politique autant qu’un impératif humanitaire.
CB
