L’attente reste vive au Kongo Central autour des conclusions de la mission diligentée par l’Inspection générale des finances (IGF), après la correspondance du directeur de cabinet du Président de la République sollicitant une enquête sur la gestion du gouvernement provincial. Cette démarche faisait suite à la pétition des notables issus de 366 groupements de la province, qui réclamaient un audit approfondi. Dans un contexte national marqué par plusieurs investigations, notamment celles visant le gouverneur de Kinshasa Daniel Bumba sur instruction du VPM de l’Intérieur et du Dircab du Chef de l’État, l’affaire du Kongo Central revient au premier plan.
Au niveau provincial, l’interpellation avortée du gouverneur Grâce Bilolo par l’Assemblée provinciale a renforcé la demande de clarification. Une commission spéciale de contrôle a ensuite été mise en place pour examiner les préoccupations soulevées par l’honorable Omega Mbadu. Ces dernières concernent notamment la gestion des redevances pétrolières ainsi que les soupçons de surfacturation lors de l’acquisition des tracteurs destinés à la province.
Ces dossiers, repris dans le champ d’investigation de l’IGF, sont désormais au cœur des attentes de la population du Kongo Central. Les habitants souhaitent être fixés sur la véracité et la gravité des faits reprochés, dans un climat où la bonne gouvernance constitue l’un des piliers défendus par les institutions nationales.
Le rapport final de l’IGF, une fois transmis, devrait être adressé au Chef de l’État, qui a à plusieurs reprises réaffirmé sa détermination à promouvoir la transparence dans toutes les provinces du pays. Cette démarche est perçue comme un test de l’effectivité des principes d’État de droit et de redevabilité publique.
Dans la province, les Nekongo suivent avec attention l’évolution du dossier. Beaucoup espèrent que les conclusions de la mission permettront d’éclairer l’opinion et de tirer les responsabilités nécessaires. Pour nombre d’observateurs, ce rapport pourrait être déterminant pour la suite de la gouvernance provinciale, alors que plusieurs voix affirment que la gestion actuelle constitue un frein au développement du Kongo Central.


LB
