Le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a présenté une vision renouvelée du secteur minier congolais lors du breefing du jeudi 27 novembre. En exposant ses priorités, il a affirmé sa volonté de rompre avec les pratiques anciennes en mettant l’accent sur une gouvernance plus rigoureuse, une transparence accrue dans la filière et un système de traçabilité capable de restaurer la confiance autour de l’exploitation des ressources du pays.
L’un des axes majeurs de sa feuille de route concerne l’intégration des populations locales dans les retombées économiques des projets miniers. Louis Watum souhaite que les communautés installées autour des gisements puissent accéder à l’actionnariat des entreprises minières, afin que la manne provenant du sous-sol congolais bénéficie directement aux premiers concernés. Selon lui, ce changement permettrait de corriger un déséquilibre persistant qui prive depuis longtemps les riverains d’un rôle véritable dans la gestion des richesses.
Le ministre a également insisté sur le développement des compétences nationales dans l’exploration géologique. Convaincu que les experts congolais disposent du savoir-faire nécessaire, il rappelle que leur implication est essentielle pour réduire la dépendance du pays à l’égard des consultants étrangers. « Les géologues congolais sont capables de découvrir les gisements », a-t-il souligné, appelant à un financement conséquent pour appuyer leurs travaux et renforcer l’autonomie scientifique du secteur.
Enfin, Louis Watum ambitionne de transformer les zones minières en pôles de croissance diversifiés, capables de générer des emplois et d’améliorer durablement les conditions de vie des populations locales. Ce programme, inscrit dans la vision du président Félix Tshisekedi, vise à faire du secteur minier un levier de justice sociale tout autant qu’un moteur économique. Pour le ministre, cette dynamique constitue un tournant décisif pour la RDC, appelée à mieux maîtriser son destin minier.
CB
