La propreté et l’embellissement de Kinshasa continuent de faire débat, alors que des observateurs dénoncent le rôle central de l’ancien vice-gouverneur Gecoco Mulumba dans la gestion du ministère provincial de l’Environnement. Selon plusieurs sources, c’est lui qui a placé son frère à la tête du ministère et constitué le cabinet, ce qui lui confère une responsabilité directe dans l’état actuel de la capitale. Cette situation soulève des interrogations sur la transparence et l’efficacité des décisions prises dans ce secteur stratégique pour l’image de la ville.
Au lieu de concentrer ses efforts sur des initiatives ambitieuses pour améliorer l’environnement urbain, Gecoco Mulumba est accusé de privilégier des stratégies centrées sur la défense de son influence et de celle de ses proches. Les critiques évoquent une approche qui favorise le contrôle politique au détriment d’actions concrètes et visibles pour embellir Kinshasa et répondre aux attentes des citoyens.
Cette controverse s’appuie sur des décisions passées jugées disproportionnées. Alors qu’il assurait l’intérim sous l’ère Gentiny Ngobila, Gecoco Mulumba avait débloqué 48 000 dollars pour planter des fleurs au rond-point des Huileries. Une somme considérée comme excessive pour un projet limité et purement symbolique, qui illustre selon les analystes une mauvaise gestion des fonds publics et un penchant pour les dépenses ostentatoires plutôt que pour les réalisations durables.
Face à ce constat, plusieurs voix appellent le gouverneur Daniel Bumba Lubaki à prendre des mesures concrètes pour redynamiser certains ministères et remettre en ordre la gestion environnementale de la ville. L’objectif est d’instaurer une politique plus rigoureuse, efficace et transparente, capable de produire des résultats tangibles, tout en rétablissant la confiance des citoyens dans la gouvernance et la gestion des finances publiques de Kinshasa.
LB
