La République démocratique du Congo a officiellement tourné la page de sa 16ᵉ épidémie d’Ebola, un épisode déclaré clos ce lundi 1er décembre par le ministre de la Santé, Dr Samuel Roger Kamba. L’annonce a été faite lors d’une cérémonie à Kinshasa, en présence de la Première ministre Judith Suminwa et des principaux acteurs de la riposte, marquant un moment fort pour le système de santé congolais.
Partie début septembre dans la zone de santé de Bulape, au Kasaï, cette flambée infectieuse liée à la souche zaïre avait suscité de vives inquiétudes. Au final, les autorités sanitaires ont confirmé 53 cas, dont 34 décès. Dix-neuf personnes ont pu être sauvées, un résultat que les équipes attribuent en grande partie à une intervention rapide et mieux coordonnée qu’auparavant.
La réponse à l’épidémie s’est appuyée sur une mobilisation exceptionnelle : 1 350 agents de santé déployés sur le terrain et plus de 47 000 personnes vaccinées en quelques semaines. Cette organisation conséquente a permis de contenir la progression du virus en moins de trois mois, un délai nettement plus court que lors de précédentes épidémies.
Saluant une « riposte portée par la résilience nationale », le Dr Kamba a néanmoins rappelé que la fin officielle de l’épidémie ne signifie pas la fin du risque. Les autorités appellent désormais à renforcer la surveillance communautaire et à maintenir les mesures de prévention, afin d’éviter toute résurgence dans une région où Ebola demeure une menace récurrente.
CB
