Le climat politique s’est encore crispé en République démocratique du Congo après l’annonce, ce mardi 2 décembre 2025, de l’interdiction officielle du mouvement « Sauvons le Congo », plateforme fondée par l’ancien président Joseph Kabila. La décision émane du Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, qui a ordonné aux autorités provinciales et locales de bloquer toute activité liée à ce regroupement politique.
Selon le télégramme officiel, l’ensemble des manifestations, réunions publiques et initiatives émanant de « Sauvons le Congo » doit être immédiatement suspendu. Cette mesure s’inscrit dans la continuité de récentes décisions prises contre divers partis membres de la plateforme, notamment le PPRD, dont les activités avaient déjà été gelées par le gouvernement.
Cette interdiction marque un durcissement notable de la gestion politique de l’espace public. Elle réduit davantage la marge de manœuvre des forces proches de Joseph Kabila et s’ajoute à une série de restrictions qui redessinent progressivement le paysage partisan. L’acte gouvernemental intervient en outre à un moment où les tensions politiques demeurent sensibles dans plusieurs provinces.
En contraignant le mouvement de l’ancien chef de l’État à cesser ses actions sur tout le territoire, Kinshasa affirme sa volonté d’encadrer strictement les initiatives politiques parallèles. Cette décision pourrait toutefois stimuler un regain de contestation au sein de l’opposition, qui y voit une volonté de limiter la diversité politique dans un contexte préélectoral encore incertain.
CB
