L’opposant Moïse Katumbi a dressé un constat sombre de la situation en République démocratique du Congo lors d’une prise de parole publique le 2 décembre. Selon lui, le pays traverse l’une de ses périodes les plus critiques, marqué par la multiplication des violences armées dans l’Est et des catastrophes naturelles à Kinshasa et dans le Kwango. Il accuse l’État de manquer à ses responsabilités alors que de nombreuses communautés se retrouvent livrées à elles-mêmes.
Face à ce tableau, l’ancien gouverneur du Katanga appelle à une réaction politique forte et structurée. Pour lui, la poursuite de la guerre malgré l’accord de Doha démontre que les initiatives diplomatiques fragmentées ne suffisent plus. Katumbi plaide pour un dialogue inclusif piloté par la CENCO et l’ECC, estimant que seules des discussions réunissant toutes les sensibilités nationales pourraient apaiser les tensions et prévenir d’autres drames.
S’il salue l’implication de Donald Trump dans une tentative d’apaisement, Katumbi juge que cette démarche internationale doit être complétée par une dynamique interne solide. Un accord venu de l’extérieur ne pourra produire des résultats durables, insiste-t-il, sans un engagement réel de l’ensemble des acteurs politiques, sociaux et communautaires du pays.
Selon lui, un tel processus de concertation offrirait non seulement une chance de restaurer la confiance de la population, mais aussi de protéger les civils et de rebâtir les fondations d’une stabilité nationale. Pour Katumbi, préparer la paix passe avant tout par la capacité des Congolais à se parler et à décider ensemble de l’avenir du pays.
CB
