Le président rwandais Paul Kagame a reconnu publiquement que les deux dirigeants porteraient eux-mêmes la responsabilité du succès ou de l’échec de l’accord de paix qui doit être entériné prochainement, signifiant ainsi que la décision finale appartient avant tout aux deux capitales.
S’exprimant lors d’une cérémonie marquant la conclusion des travaux préparatoires de l’accord ce jeudi 4 décembre à Washington, Kagame a précisé qu’aucune pression extérieure pas même celle de Washington ou du président Donald Trump — ne devrait être invoquée en cas de revers. Cette déclaration place Tshisekedi au centre du dispositif, rappelant qu’il partage avec son homologue rwandais le poids politique de cette nouvelle tentative de stabilisation régionale.
Malgré les tensions encore vives entre les deux pays, le dirigeant rwandais a affiché un optimisme mesuré, évoquant l’espoir d’une dynamique constructive à long terme. L’accord, présenté comme une occasion de sortir de l’impasse, pourrait selon lui ouvrir une phase « radieuse et prospère » si Kinshasa et Kigali s’engagent réellement à respecter leurs engagements.
La signature officielle est attendue sous médiation américaine, en présence de plusieurs chefs d’État africains, dont ceux de l’Ouganda, du Burundi, du Kenya, de l’Angola ainsi que de représentants de l’Union africaine. Un dispositif diplomatique d’ampleur qui souligne l’importance de ce moment pour Tshisekedi, désormais au cœur d’une tentative majeure de rapprochement entre les deux nations.
CB
