La porte-parole du président congolais, Tina Salama, a apporté des éclaircissements importants sur l’intégration régionale validée dans l’accord de paix entre Kinshasa et Kigali. Lors d’une conférence de presse mercredi 3 décembre à Washington, elle a insisté sur le fait que cette démarche ne constitue ni une cogestion des ressources, ni une fusion des États, et qu’elle ne remet aucunement en cause la souveraineté de la République démocratique du Congo.
Selon Tina Salama, l’intégration régionale repose sur trois piliers essentiels : la paix, le respect de la souveraineté de chaque État et une coopération équitable fondée sur le respect des engagements sécuritaires. « L’intégration régionale n’est ni une cogestion, ni une fusion, et en aucun cas une perte de souveraineté », a-t-elle réaffirmé, soulignant que la RDC demeure pleinement maîtresse de ses décisions.
La porte-parole a également mis en avant les bénéfices économiques attendus de cette initiative. Elle a expliqué que l’accord vise à remplacer l’économie informelle et la contrebande par des circuits légaux et régulés, à sécuriser les chaînes d’approvisionnement et à transformer les zones de conflit en opportunités de développement, notamment pour les communautés locales et les mineurs artisanaux.
Enfin, Tina Salama a précisé que l’accord, qui doit être signé officiellement dans les prochaines heures entre le président Félix Tshisekedi et son homologue rwandais Paul Kagame, ne prévoit aucun partage direct ou mélange des ressources naturelles congolaises. L’accent est mis sur une coopération régionale renforcée, orientée vers la sécurité et la prospérité partagée, tout en préservant l’indépendance et la souveraineté de la RDC.
CB
