Ce jeudi 4 décembre à Washington, le président congolais Félix Tshisekedi et son homologue rwadais Paul Kagame ont officiellement entériné l’accord de paix entre la RDC et le Rwanda, marquant une étape symbolique dans le processus de réconciliation entre les deux voisins. Déjà signé le 27 juin dernier sous la médiation américaine dirigée par Donald Trump, le texte a été paraphé en présence de plusieurs dirigeants africains et de représentants de l’Union africaine, consolidant ainsi son poids diplomatique.
Lors de la cérémonie, Donald Trump a salué l’engagement des deux chefs d’État et l’importance stratégique de l’accord pour la région des Grands Lacs. « Dans la région, cet accord contribuera à soutenir une paix durable. La République démocratique du Congo et le Rwanda ont convenu d’intégrer davantage leurs économies, plutôt que de continuer les affrontements », a-t-il déclaré, soulignant également la relation de confiance qu’il dit avoir observée entre Tshisekedi et Kagame.
Le président rwandais, Paul Kagame, a pour sa part insisté sur la responsabilité personnelle des deux dirigeants en cas d’échec. « Nous serons responsables si cet accord échoue. Nous nous attendons à un avenir radieux et prospère », a-t-il affirmé, rappelant que le succès de ce pacte dépend avant tout de la volonté politique de Kinshasa et Kigali.
Félix Tshisekedi a quant à lui présenté l’accord comme un véritable tournant pour la région, allant bien au-delà d’un simple texte diplomatique. Il a expliqué que le document combine des principes de paix et un cadre d’intégration économique régionale, offrant ainsi aux populations locales « une nouvelle perspective, un nouvel horizon ». Le texte entériné contient neuf recommandations principales, dont le respect de la souveraineté nationale et la cessation des soutiens aux groupes armés, afin de poser les bases d’une stabilité durable.
CB
