Le mouvement Front anti-dialogue a réagi vendredi 5 décembre à l’Accord de Washington lors d’une conférence de presse animée par son président, Dieudonné Nkishi. Pour cette plateforme, l’accord qui reconnaît officiellement l’implication du Rwanda dans la crise de l’Est constitue certes une avancée diplomatique, mais demeure insuffisant pour répondre aux attentes sécuritaires et souverainistes du pays.
Tout en saluant le travail du président Félix Tshisekedi et du gouvernement, le Front estime que ce compromis ne peut être présenté comme une solution durable. Ses responsables dénoncent des « manœuvres dilatoires » attribuées au Rwanda et voient dans l’attitude de Kigali une stratégie destinée à gagner du temps sans modifier la nature de son intervention militaire dans l’Est de la RDC.
Le mouvement insiste en outre sur la distinction entre crise interne et agression extérieure. À ses yeux, la situation actuelle relève avant tout de la défense nationale et de la protection du territoire, et ne saurait être traitée à travers des mécanismes de dialogue politique interne. Toute tentative visant à relancer un processus similaire à ceux de la CENCO ou du CIC est jugée dangereuse, car potentiellement porteuse de confusion et de mécanismes d’amnistie déguisée.
Dans sa déclaration, le Front anti-dialogue réaffirme son positionnement idéologique et appelle la population, particulièrement la jeunesse, à rester vigilante face à ce qu’il considère comme des tentatives de récupération politique de la crise sécuritaire. Il encourage une mobilisation citoyenne continue jusqu’au rétablissement total de l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo.
CB
