Lors de son discours devant les deux chambres du Parlement réunies en Congrès ce lundi 8 décembre, le président Félix Tshisekedi a souligné l’importance pour la République démocratique du Congo de défendre son territoire avec ses propres forces. Se référant à l’appui des forces régionales, il a précisé que « nul dispositif extérieur, à terme, ne peut se substituer durablement à la responsabilité première de l’État congolais dans la protection de son territoire et de sa population ».
Le chef de l’État a rappelé l’exemple de la mission de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), déployée à la fin de l’année 2023 pour appuyer la stabilisation de l’Est du pays. « La mission a achevé son mandat en mars 2025, confirmant, s’il en était besoin, que nul dispositif extérieur ne peut se substituer durablement à la responsabilité première de l’État congolais », a-t-il insisté, marquant une volonté de renforcer la souveraineté nationale.
Félix Tshisekedi a précisé que cette orientation ne signifiait pas un repli sur soi ou un isolement. « Ces évolutions ne traduisent aucun repli sur soi. Elles marquent plutôt un choix assumé, celui de passer d’une logique d’assistance sans horizon à une souveraineté renforcée, en consolidant nos capacités nationales et en coopérant avec nos partenaires dans le plein respect de notre Constitution et de nos lois », a-t-il ajouté.
Le président a ainsi posé les bases d’une politique de défense centrée sur le développement des forces congolaises, tout en maintenant la coopération internationale. L’objectif affiché est de garantir une protection durable des populations et du territoire, tout en affirmant la primauté des institutions nationales dans la gestion de la sécurité et de la stabilité du pays.
CB
