Dans son adresse solennelle sur l’état de la Nation, le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a consacré un volet important à la gouvernance financière, estimant que l’année 2025 a marqué un tournant dans la modernisation des finances publiques. Il a souligné que les progrès réalisés résultent d’un pilotage méthodique et d’un engagement continu au sein du ministère des Finances, dirigé par Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, dont l’action a été déterminante dans la consolidation du cadre macroéconomique.
Le chef de l’État a insisté sur la performance exceptionnelle en matière de mobilisation des ressources internes, avec des recettes atteignant 25 014,6 milliards de CDF. Cette dynamique, selon lui, témoigne de l’efficacité des réformes engagées et de la capacité du gouvernement à maintenir le cap d’une gestion responsable, malgré les contraintes sévères imposées par l’instabilité persistante dans l’Est du pays. Le déficit public, limité à 4 185,6 milliards de CDF, constitue pour la Présidence un indicateur clair d’un effort soutenu de discipline budgétaire.
Au-delà des chiffres, Tshisekedi a mis en lumière une transformation plus profonde du dispositif de gouvernance financière. Il a cité l’extension de la facture normalisée et la digitalisation progressive de l’ensemble de la chaîne des recettes comme des avancées majeures pour lutter contre les fuites, sécuriser les revenus et accroître la transparence des opérations de l’État. Ces outils, désormais pleinement opérationnels, contribuent selon lui à bâtir une administration fiscale plus performante et résolument ancrée dans les standards internationaux.
Il a également salué l’entrée en fonction de nouveaux mécanismes institutionnels, dont la COPIRAP et la Commission nationale de médiation fiscale, deux structures clés pour accompagner les chantiers stratégiques en cours. Pour Tshisekedi, ces réformes marquent l’émergence d’une gouvernance plus moderne et plus rigoureuse, capable de soutenir les ambitions de développement du pays. Il a encouragé la poursuite de cette dynamique, affirmant que la solidité des finances publiques reste un pilier essentiel pour accélérer les transformations économiques attendues par la population congolaise.
CB
