Face à la brusque dégradation de la situation sécuritaire au Sud-Kivu, le Groupe de contact international pour les Grands Lacs (GCI) a exprimé mardi 9 décembre une inquiétude accrue quant à l’expansion des opérations du M23 dans la région d’Uvira. Les partenaires internationaux — des États-Unis à l’Union européenne — considèrent que l’implication active des Forces de défense rwandaises dans ces offensives fait franchir au conflit un seuil de gravité supplémentaire, mettant en péril l’équilibre régional. Selon plusieurs témoignages locaux, l’usage croissant de drones d’attaque marque une escalade technologique qui exacerbe la vulnérabilité des civils.
Dans ce contexte tendu, le GCI appelle à une cessation immédiate des hostilités et rappelle aux belligérants leurs responsabilités en matière de protection des populations conformément aux résolutions onusiennes. L’organisation s’alarme également de la dégradation rapide des conditions humanitaires dans les zones affectées, où l’accès aux secours devient de plus en plus précaire. Pour les partenaires internationaux, toute obstruction ou provocation supplémentaire pourrait effacer les avancées obtenues depuis les engagements pris dans le cadre de l’accord de Doha.
Estimant que la région se trouve à un moment déterminant, le GCI enjoint les parties impliquées à réactiver sans ambiguïté les mécanismes de dialogue et à respecter les engagements déjà signés. Pour les membres du groupe, seule une volonté politique claire peut empêcher une spirale de violences pouvant échapper à tout contrôle. Ils rappellent enfin que la restauration de la paix dans le Sud-Kivu dépendra de la capacité des acteurs à privilégier la voie diplomatique, à garantir l’accès humanitaire et à mettre fin à une crise qui affecte déjà des milliers de familles.
CB
