Face à une vague de rumeurs qui a envahi les réseaux sociaux dans la nuit de mardi à ce mercredi 10 décembre, les FARDC ont tenu à clarifier la situation sécuritaire à Uvira. Selon le commandement des opérations Sukola 2 Sud Sud-Kivu, aucun mouvement ennemi n’a été enregistré dans cette zone, contrairement aux alertes non vérifiées qui évoquaient une infiltration du M23 et de ses alliés. L’armée affirme que ces informations ont été délibérément propagées pour semer la peur au sein de la population.
Le porte-parole des opérations militaires dans cette région, le Sous-lieutenant Mbuyi Kalonji Reagan, a dénoncé une « campagne de diversion » attribuée aux forces RDF/M23–AFC, accusées de mener la guerre psychologique parallèlement au conflit armé. Il a appelé les habitants à la prudence numérique et à ne s’informer que via des sources crédibles, rappelant que la manipulation médiatique est devenue un outil central utilisé par les groupes armés pour affaiblir la cohésion sociale.
Dans son communiqué, l’armée est également revenue sur les violences attribuées à certains éléments incontrôlés, notamment parmi les wazalendo, dans plusieurs localités autour d’Uvira. Des actes de pillage, d’intimidation et de brutalités contre des civils ont été rapportés ces derniers jours. Les FARDC condamnent avec fermeté ces dérives et rappellent que « toute action portant atteinte à la population sert objectivement les intérêts de l’ennemi », en sapant la confiance dans les dispositifs de défense.
Pour les autorités militaires, l’heure est à la fermeté et à la vigilance. Elles réaffirment leur engagement à sécuriser Uvira et ses environs, tout en promettant des poursuites contre tout individu civil ou combattant qui se livrerait au sabotage ou à des abus contre la population. Dans un contexte marqué par une montée des fake news et des tensions régionales persistantes, les FARDC appellent la population à collaborer activement pour maintenir la stabilité durement acquise dans cette partie du Sud-Kivu.
CB
