La chute d’Uvira, chef-lieu provisoire du Sud-Kivu, aux mains du mouvement rebelle M23/AFC ce mercredi 10 décembre 2025, provoque une réaction internationale immédiate. Sur son compte X, le vice-Premier ministre et ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévôt, a exhorté les rebelles à cesser toute offensive et à se retirer sans délai du territoire congolais, alertant sur les risques graves encourus par la population civile.
Le chef de la diplomatie belge a pointé du doigt l’implication des forces armées rwandaises dans l’avancée du M23, qualifiant cette escalade de menace sérieuse pour la stabilité de la région. Selon lui, cette progression risque d’aggraver la crise sécuritaire et humanitaire déjà préoccupante à l’Est de la RDC, tout en violant le droit international et l’intégrité territoriale du pays.
La prise de la ville s’est faite sans affrontements directs, mais a provoqué une vague de panique parmi les habitants. De nombreux civils ont traversé la frontière vers le Burundi pour fuir les risques potentiels de violences, reflétant la fragilité de la situation sur le terrain et l’urgence d’une intervention diplomatique pour prévenir une crise humanitaire plus grave.
La communauté internationale suit de près l’évolution des événements à Uvira, insistant sur la nécessité d’un retrait immédiat des rebelles et d’un retour au dialogue politique. Pour Bruxelles, toute action militaire supplémentaire compromettrait non seulement la sécurité des civils mais aussi les efforts de stabilisation dans l’ensemble de la région des Grands Lacs.
CB
