Face aux accusations jugées mensongères, aux injures et aux campagnes de manipulation visant le recteur de l’Université de Kisangani (UNIKIS), le professeur Mathieu Kirongozi Bometa, l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), à travers son inter-fédération de la Tshopo, est sortie de son silence pour rétablir « la véritable version des faits ».
Dans une déclaration rendue publique ce jeudi 11 décembre 2025 devant les médias locaux, la structure fédérale du parti présidentiel a exprimé un soutien total et assumé au recteur Kirongozi, présenté comme « un digne fils de la maison », engagé pour la modernisation et la moralisation de l’institution.
Un recteur soutenu pour ses réformes structurantes
Selon l’UDPS/Tshopo, le professeur Kirongozi conduit depuis plusieurs mois une série de réformes profondes visant à remettre debout une université longtemps minée par des crises internes.
Le parti estime que son action s’inscrit « en droite ligne de la vision du Chef de l’État, Grand Chancelier des universités », et salue son attachement à une gouvernance académique rigoureuse et transparente.
Pour l’interfédération, le recteur est décrit comme un « fidèle disciple du Président de la République », dont les initiatives traduisent un engagement réel à restaurer l’excellence à l’UNIKIS.
Une lettre ouverte qualifiée de falsification
La polémique actuelle est née d’une prétendue lettre ouverte adressée au Président de la République, avec copie à la ministre de l’Enseignement supérieur, accusant le recteur de plusieurs fautes de gestion.
Certains ont attribué son contenu à un supposé membre de l’UDPS.
Une version démentie catégoriquement par la fédération du parti :
« L’auteur de cette lettre ne peut en aucun cas appartenir à l’UDPS. Le professeur Kirongozi est l’un des cadres du parti. Ses camarades ne peuvent l’attaquer alors qu’ils savent qu’il travaille pour relever l’université. »
Pour l’interfédération, le document émane d’un individu totalement extérieur au parti et s’inscrit dans une logique de « déstabilisation orchestrée » assimilée à une manœuvre mafieuse.
Mise en garde contre les manipulations et menace de poursuites
L’UDPS/Tshopo dénonce par ailleurs des réunions clandestines et des stratégies « intéressées » destinées à influencer l’opinion et à semer le trouble dans la communauté universitaire.
La structure prévient qu’elle pourrait recourir à la justice :
« L’interfédération se réserve le droit de saisir les tribunaux pour diffamation et propagation de fausses informations. »
Elle invite toute personne estimant avoir été lésée par les travaux de la commission en cours à emprunter les voies légales, plutôt que d’alimenter des polémiques sur les réseaux sociaux.
Soutien réaffirmé à la ministre de l’ESURSI
Dans la même déclaration, l’UDPS/Tshopo a encouragé la ministre de l’Enseignement supérieur, Universitaire, Recherche scientifique et Innovations technologiques, le professeur Marie-Thérèse Sombo Ayane Mukuna, à poursuivre sans relâche ses réformes visant l’assainissement et la modernisation du système universitaire en RDC.
Une déclaration portée par les cadres fédéraux
Le document officiel porte les signatures de :
Mme Antoinette Mujinga Ngoy, présidente fédérale a.i. de l’UDPS Kisangani ;
Faustin Bangombe Lifeta, président fédéral de l’UDPS/Tshopo.
Espedi SAILE
