L’arrestation d’Emmanuel Ramazani Shadary vers 4 h de ce mardi 16 décembre à Kinshasa, secrétaire permanent du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), a provoqué une vague d’inquiétude au sein de l’opposition en République démocratique du Congo. Survenue en moins de 24 heures, cette interpellation s’accompagne d’une perquisition nocturne au siège du Front commun pour le Congo (FCC), renforçant la perception d’un climat politique tendu et d’actions jugées controversées par les cadres du parti.
Aubin Minaku, vice-président national du PPRD, a réagi vivement sur son compte X, dénonçant des méthodes qui, selon lui, menacent la cohésion nationale. Il a demandé des éclaircissements immédiats sur ces opérations et a insisté sur la nécessité de respecter les droits fondamentaux de tous les acteurs politiques, soulignant le caractère préoccupant des circonstances entourant l’arrestation de Shadary.
Le cadre politique a rappelé que de telles mesures risquent de fragiliser davantage le dialogue et la stabilité institutionnelle dans le pays. « Nous dénonçons ces méthodes qui fragilisent davantage la cohésion nationale. Nous appelons à des clarifications immédiates et au respect strict de nos droits fondamentaux », a-t-il souligné, appelant à une transparence totale des autorités.
Enfin, Aubin Minaku a demandé la libération de l’ancien candidat à la présidentielle, estimant que sa relaxe s’impose pour apaiser les tensions et restaurer la confiance entre les différentes forces politiques. Cette prise de position reflète l’inquiétude grandissante de l’opposition face aux mesures jugées arbitraires et leur impact sur la scène politique congolaise.
CB
