Le ministère des Mines de la République démocratique du Congo a tenu à faire la lumière sur les allégations relayées dans certains médias et réseaux sociaux, évoquant des irrégularités dans l’attribution d’un contrat relatif à la cartographie géophysique et géologique nationale. Dans un communiqué officiel, le ministère dément « formellement les informations diffusées » à ce sujet et précise qu’il s’agit d’« une continuité du programme initial, et non d’un nouveau contrat ni d’une attribution discrétionnaire ».

Le contrat en question, signé initialement en 2017 avec la société Xcalibur, a connu deux avenants en 2019 et 2022. Selon le ministère, l’extension actuelle « a été dictée par l’intérêt supérieur de la nation », et le gouvernement a préféré signer un nouveau contrat au lieu d’un simple avenant, « pour respecter la Loi sur les marchés publics et ses mesures d’application ».
Dans un contexte de transition énergétique et de forte demande en minerais stratégiques, ce projet revêt un intérêt capital pour le pays. Le ministère affirme que le programme permettra de « disposer des données scientifiques fiables et certifiées sur l’ensemble du territoire », et qu’il vise à « renforcer la planification et la transparence du secteur minier, attirer des investissements responsables et garantir la souveraineté économique nationale ».
Enfin, le ministère des Mines insiste sur sa volonté de bonne gouvernance. Il déclare qu’« aucune implication personnelle ou familiale de membres du Gouvernement n’est établie dans la gestion ou l’exécution de ce contrat » et « réaffirme son engagement en matière de bonne gouvernance, de transparence et de redevabilité ». Ce projet s’inscrit dans « la continuité des actions du Gouvernement » et constitue, selon le communiqué, un investissement stratégique au service du développement durable du pays.
JS
