Visé par une fronde menée par certains agents et cadres de son propre service dans le but de salir son image, le chevronné en planification du développement, le chef de Division provinciale de la TShopo
, Dr Norbert Mosunga, vient de rompre un long silence. Dans une réplique ferme et méthodique, étayée par une abondante documentation administrative, ce chevronné de l’administration publique réfute point par point les accusations de népotisme et de détournement, qu’il qualifie de manœuvres infondées et politiciennes.
Un mémorandum polémique, une riposte documentée
À l’origine de la controverse, un mémorandum adressé au Gouverneur intérimaire de la province de la Tshopo, Didier Lomoyo, par un groupe d’agents contestant certaines décisions administratives. Face à ce qu’il considère comme une tentative de déstabilisation, le Chef de Division a choisi la voie de la clarté juridique, apportant des réponses précises et documentées à chaque grief soulevé.
La commission d’affectation collective : un acte légal et hiérarchique
Les contestataires s’attaquent notamment à la Commission d’affectation collective n°01/DLI/002/CAB/PROGOU/P.TSH/2025, signée le 27 novembre 2025. Dr Norbert Mosunga en défend la parfaite légalité.
Il rappelle que cette décision s’inscrit dans la continuité des instructions hiérarchiques nationales, notamment la lettre du Ministre national du Plan de novembre 2006 relative à l’élargissement des structures de planification, renforcée par une correspondance du Vice-Premier ministre du Plan datant de décembre 2020.
« Si j’ai temporisé, c’était par souci d’humanisme, afin de permettre à tous les agents d’être alignés sur le listing de paie avant leur déploiement dans les territoires », explique-t-il. « Aujourd’hui, les conditions étant réunies, l’heure est à l’exécution des instructions. »
La question de la retraite : continuité administrative assurée
Admis à la retraite par ordonnance présidentielle depuis juin 2025, Dr Norbert Mosunga précise cependant que la continuité de l’État ne souffre aucun vide juridique. En l’absence de notification officielle de cessation de fonctions et tant que son successeur n’est pas nommé par l’autorité compétente à Kinshasa, il demeure légalement en fonction.
« Les dossiers sont à Kinshasa depuis septembre 2025. En attendant la remise et reprise officielle, je reste le garant de la continuité administrative », affirme-t-il.
Solange Mosunga : compétence avérée, accusations infondées
Le point le plus sensible et visé de la constatation est Madame Solange, cheffe de bureau des Analyses et Synthèses Socio-économique dont ces agents traite d’agent d’administration de première classe (AGA1) , accusée à tort de bénéficier de favoritisme familial
Documents officiels à l’appui, le Chef de Division retrace le parcours académique et administratif irréprochable de l’intéressée :
Formation académique :
Ingénieure en Eaux et Forêts (UNIKIS, 2013) ; titulaire d’un Master (DES/DEA) en Forêt et Environnement depuis 2016.
Carrière administrative :
- Admise sous statut en 2018 comme agent de carrière de l’État au grade d’Attaché d’administration de 2ᵉ classe (ATA2) ;
- Promue cheffe de bureau en 2020 par arrêté de la Ministre nationale de la Fonction publique de l’époque ;
- Commissionnée et notifiée en février 2024 par la hiérarchie nationale du Plan, puis confirmée et installée par décision ministérielle de Madame Judith Suminwa, alors Ministre d’État, Ministre du Plan.
Ainsi, insiste Dr Mosunga, Solange Mosunga doit sa fonction à son mérite, à ses qualifications et à des décisions prises au plus haut niveau de l’État, et non à son lien de parenté.
Les motos Enabel : un faux scandale démonté
Concernant les accusations de détournement de deux motos Yamaha DT125 offertes par le partenaire Enabel, le Chef de Division brandit une lettre officielle du Program Manager d’Enabel datée du 27 novembre 2025. Celle-ci confirme que les engins sont toujours sous la garde du partenaire, en attente de l’obtention des plaques d’immatriculation « STA ».
Parler de détournement dans ces conditions relève, selon lui, de la pure désinformation.
Un rappel ferme à la discipline administrative
Au-delà de sa défense, Dr Norbert Mosunga rappelle que l’administration publique obéit à des règles strictes, encadrées par le Statut des agents de l’État, le Code de conduite et le Règlement disciplinaire.
« L’administration n’est pas un parti politique. Toute mise en place régulièrement signée est exécutoire. Tout agent qui refusera de rejoindre son poste sera considéré comme déserteur et s’exposera aux sanctions prévues par la loi », avertit-il.
Conclusion
Le Chef de Division Provinciale du Plan de la tshopo se dit victime d’une cabale menée par des agents hostiles à la mobilité et aux réformes administratives. En appelant à la raison et au respect des textes, Dr Norbert Mosunga espère tourner la page de cette crise pour se consacrer pleinement à sa mission : la planification du développement de la province de la Tshopo.
À l’aube d’une retraite méritée, ce vétéran de l’administration semble déterminé à livrer son dernier combat pour l’honneur, la légalité et l’autorité de l’État.
Espedi SAILE
