L’Office National des Transports (ONATRA) amorce un tournant décisif dans sa redynamisation industrielle. Sous l’impulsion de son directeur général, Martin Lukusa, les chantiers navals de l’entreprise publique reprennent progressivement vie, redonnant à cette infrastructure stratégique un rôle central dans l’économie congolaise. Cette relance marque une étape clé dans la reconquête du secteur du transport fluvial et maritime en République démocratique du Congo.
À Kinshasa, Boma et Mbandaka, les sites de N’Dolo, Boyera et du littoral maritime renouent avec leurs missions premières. Construction, réparation, carénage et maintenance des unités flottantes figurent désormais au cœur des activités relancées. Ces chantiers constituent un maillon essentiel du réseau de navigation intérieure, vital pour l’approvisionnement, le commerce interprovincial et la mobilité des biens sur l’ensemble du territoire national.
Au-delà de l’aspect technique, cette reprise s’inscrit dans une vision plus large de modernisation du transport multimodal. Elle accompagne les efforts engagés par les autorités pour réhabiliter les ports, renforcer les corridors logistiques et redonner au rail Matadi–Kinshasa sa pleine capacité. L’objectif affiché est clair : bâtir un système de transport intégré, capable de soutenir durablement la croissance économique du pays.
Pour Martin Lukusa, la relance des chantiers navals représente également un puissant levier social. Elle favorise la création d’emplois directs et indirects, la transmission de savoir-faire techniques et la valorisation de la main-d’œuvre locale. Dans un contexte de relance industrielle, l’ONATRA entend ainsi jouer un rôle moteur dans le développement des compétences nationales.
En repositionnant ses infrastructures industrielles au cœur de sa stratégie, l’ONATRA affirme son ambition de redevenir un acteur incontournable du transport en RDC. Cette dynamique nouvelle, portée par une gouvernance orientée vers la performance et la durabilité, redonne espoir à un secteur longtemps en difficulté et ouvre de nouvelles perspectives pour l’économie nationale.
CB
