Le président Félix Tshisekedi a exprimé ses préoccupations concernant l’impact des mesures fiscales sur les banques commerciales lors du conseil des ministres du vendredi 19 décembre. Selon lui, les saisies et avis à tiers détenteurs, régulièrement utilisés pour le recouvrement fiscal, peuvent parfois paralyser les activités des établissements bancaires et affecter indirectement leurs clients, fragilisant ainsi le système financier national.
Tout en réaffirmant l’importance du respect des obligations fiscales, le chef de l’État a souligné la nécessité de trouver des solutions qui garantissent la continuité des services bancaires. « Il ne s’agit pas de remettre en cause les droits de l’État en matière de recettes publiques », a-t-il précisé, mais d’explorer des mécanismes de recouvrement plus efficaces et moins perturbateurs pour les institutions financières.
Dans ce cadre, le président a instruit le ministre des Finances, en collaboration avec le gouverneur de la Banque centrale et les régies financières, de concevoir une fiscalité spécifique et différenciée pour les banques commerciales. L’objectif est d’assurer un équilibre entre la stabilité du secteur, la mobilisation optimale des recettes publiques et la confiance des agents économiques. Cette fiscalité devra être prévisible, conforme aux bonnes pratiques et compatible avec la continuité des activités bancaires.
Parallèlement, Félix Tshisekedi a appelé les banques à renforcer leur civisme fiscal et leur transparence. Il a insisté sur la nécessité de partenariats constructifs entre le secteur bancaire et le pouvoir public pour soutenir le financement de l’économie nationale. Le gouvernement est désormais chargé de veiller à la mise en œuvre rapide de ces orientations, afin d’allier stabilité financière et développement économique durable.
CB
