À l’Université de Kisangani, certaines nominations ne relèvent ni du hasard ni des circonstances, mais s’imposent comme l’aboutissement naturel d’un long parcours de dévouement et d’excellence. Celle de Madame Charlie Andiru Amviko, élevée en 2025 au rang de secrétaire générale administrative et membre du Comité de gestion, s’inscrit pleinement dans cette logique.

Présente à l’UNIKIS depuis 1992, Charlie Andiru Amviko incarne la mémoire vivante et la rigueur de l’administration universitaire. Licenciée en pédagogie, option administration et inspection scolaire, obtenue à l’UNIKIS en 1987, elle s’illustre très tôt par son sérieux et son sens de l’organisation. La même année, elle entame sa carrière professionnelle à la coordination des écoles conventionnées protestantes, où elle exerce durant cinq ans comme secrétaire administrative, forgeant ainsi les bases d’une discipline professionnelle reconnue.
Son entrée à l’Université de Kisangani marque le début d’une progression constante. Affectée d’abord comme secrétaire de direction à la Direction du personnel, elle y fait preuve d’un professionnalisme qui lui vaut rapidement la confiance de la hiérarchie. Cette confiance se matérialise par sa nomination, en 1997, au poste d’assistante du secrétaire général administratif, fonction qu’elle occupera pendant dix-sept ans, un record rare dans l’administration universitaire congolaise.
En 2015, elle est portée à la tête de la Direction des ressources humaines, un poste stratégique qu’elle dirigera avec fermeté et méthode jusqu’en 2023, avant d’être affectée à la Direction des affaires académiques. Chaque étape de son parcours est marquée par la même constance : respect scrupuleux des règles, sens aigu des responsabilités et gestion rigoureuse des dossiers sensibles. Cette réputation lui vaudra le surnom de « femme de fer », symbole d’une autorité fondée sur la compétence et non sur l’arbitraire.
Lors de sa visite à Kisangani en décembre 2025, la ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire, de la Recherche scientifique et des Innovations technologiques, la professeure Marie-Thérèse Sombo Ayane Mukuna, a tenu à lever toute ambiguïté sur les critères de nomination des nouveaux membres du Comité de gestion. Elle a cité le cas de Charlie Andiru Amviko comme illustration parfaite d’une nomination fondée exclusivement sur le mérite et la compétence, affirmant ne pas la connaître personnellement, mais s’être appuyée sur des témoignages unanimes émanant des professeurs et du personnel administratif.
Au-delà de l’administration universitaire, Charlie Andiru Amviko est également une actrice engagée de la société civile. Militante des droits humains, experte en genre et en condition féminine, elle a bénéficié de nombreuses formations nationales et internationales, notamment en management des organisations, suivie en 2014 à Yaoundé (Cameroun). Elle est membre cofondatrice du Collectif des femmes de la Tshopo et siège au conseil d’administration de l’ONG SOFEPADI.
Formatrice des formateurs, elle intervient sur des thématiques aussi variées que le leadership transformationnel, le genre et les élections, les droits humains, la lutte contre les violences sexuelles et basées sur le genre, la paix, la citoyenneté, la gestion des conflits, la communication interpersonnelle et la gestion du stress.
Sur le plan privé, Charlie Andiru Amviko réussit également un équilibre remarquable. Épouse et mère de trois enfants, tous licenciés, elle incarne le modèle d’une femme capable de concilier responsabilités familiales et exigences professionnelles.
À l’UNIKIS, sa nomination ne fait donc que consacrer un parcours de loyauté, de compétence et de service. Elle envoie un message fort à l’ensemble de la communauté universitaire : le travail bien fait, la constance et l’intégrité finissent toujours par ouvrir les portes des plus hautes responsabilités, tout en affirmant avec force la place incontournable des femmes dans la gouvernance universitaire.
Espedi SAILE
