Le gouvernement congolais accuse le Rwanda et le mouvement armé M23 d’instrumentaliser les populations civiles dans les territoires sous leur contrôle. À travers une prise de position publique, le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe, a fustigé ce qu’il qualifie de mise en scène forcée de manifestations de ce lundi 22 décembre, estimant que ces démonstrations imposées ne sauraient masquer la réalité de l’occupation ni infléchir le regard de la communauté internationale.
Selon les autorités de Kinshasa, ces mobilisations seraient obtenues au prix de méthodes coercitives, allant des menaces physiques aux travaux imposés, contre toute personne refusant d’y prendre part. Pour le ministre de la Communication, ces pratiques traduisent l’absence de toute base populaire et révèlent une gouvernance fondée sur la peur plutôt que sur l’adhésion. Il soutient que, malgré la pression, les populations concernées continuent d’exprimer une résistance silencieuse et un attachement profond à la souveraineté nationale.
Patrick Muyaya a par ailleurs insisté sur la détermination de l’État congolais à faire prévaloir le droit face aux exactions dénoncées. Rappelant que la violence ne peut produire ni légitimité ni reconnaissance, il a assuré que les crimes commis dans les zones occupées feront l’objet de poursuites, réaffirmant ainsi la volonté des autorités de voir la justice établir les responsabilités, quelles qu’elles soient.
CB
