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Sondage Echos d’opinion : le Top 10 des ministres qui ont bien matérialisé en 2025 la vision du chef de l’Etat Félix Tshisekedi

Dans un contexte national marqué par une crise sécuritaire persistante et des défis socioéconomiques majeurs, certains membres du gouvernement ont su démontrer une capacité remarquable d’innovation et de réforme. Leur action, loin de se limiter à la gestion courante, s’est inscrite dans une dynamique de transformation structurelle, traduisant la volonté du chef de l’État de matérialiser sa vision de souveraineté, de justice et de développement inclusif.

Ainsi pendant l’année 2025, ces ministres ont engagé des réformes visant à renforcer la transparence et l’efficacité des institutions, malgré un climat de méfiance et de fragilité sociale.  Dans le secteur économique, des initiatives ont permis de stimuler la production locale, d’encourager l’entrepreneuriat et de mettre en place des mécanismes de régulation des prix, contribuant à protéger le pouvoir d’achat des citoyens. L’introduction d’outils numériques et de plateformes participatives a favorisé une meilleure interaction entre l’État et les citoyens, renforçant la confiance et l’adhésion populaire. 

Malgré les difficultés, ces ministres apparaissent comme des figures de résilience et de détermination. Leur action contribue à redonner confiance aux citoyens, à montrer que des résultats tangibles sont possibles même dans l’adversité, et à renforcer l’idée que la vision présidentielle n’est pas une abstraction mais une réalité en construction. Voici les dix ministres désignés par les Congolais au terme d’un sondage d’opinion effectué par notre institut Echo d’opinion :

Louis Watum, Mines: 89%

Diplômé en chimie industrielle de l’Université de Lubumbashi, Louis Watum Kabamba entame sa carrière en 1991 comme ingénieur de production en pyrométallurgie aux usines de Shituru, à Likasi. Actuel ministre des Mines, il a placé la revalorisation du travail des creuseurs artisanaux au cœur de sa stratégie de réforme du secteur minier. Dans un pays où l’exploitation artisanale représente une part significative de la production minière, mais reste marquée par la précarité, l’informalité et l’insécurité, cette volonté politique marque un tournant majeur vers une exploitation plus humaine, structurée et durable.

En RDC, l’exploitation minière artisanale concerne plus de deux millions de personnes, principalement dans les provinces du Lualaba, du Haut-Katanga, du Sud-Kivu et de l’Ituri. Ces creuseurs, souvent appelés «creuseurs artisanaux», extraient à la main des minerais stratégiques comme le cobalt, l’or, le coltan ou le cuivre. Malgré leur contribution importante à l’économie nationale, ces travailleurs opèrent dans des conditions extrêmement difficiles: absence de sécurité, manque d’équipements, instabilité juridique, et exploitation par des réseaux informels.

Pendant des années, les politiques publiques ont marginalisé ce secteur, le considérant comme un problème à contenir plutôt qu’un levier de développement. C’est cette logique que Louis Watum entend inverser. La vision du ministre est claire: transformer l’exploitation artisanale en un secteur structuré, rentable et respectueux des droits humains. Cette réforme vise à réduire la pauvreté, à préserver l’environnement, et à garantir une meilleure redistribution des richesses minières au profit des communautés locales.

Marie-Thérèse Sombo, ESU, 80%

En 2025, la ministre de l’ESU a mis l’accent sur la modernisation de l’enseignement, notamment avec le lancement de la Stratégie nationale pour l’enseignement ouvert et à distance –EOD-, l’évaluation du système LMD, et le renforcement des centres de recherche, tout en luttant contre les irrégularités (spoliation de terrains) et en organisant l’année académique. Ses actions incluent des missions d’évaluation sur le terrain (Kolwezi), le déploiement de collectes de données pour l’EOD, et la reprise en main de la gestion des universités. 

Parmi d’autres actions phares, il y a lieu de noter le rétablissement de l’ordre et lutte contre la corruption, l’intervention sur le site de l’INERA Kipopo pour mettre fin à l’occupation illégale de terrains, avec poursuites judiciaires, le report de la rentrée académique 2025-2026 pour permettre une meilleure préparation des établissements; poursuite des travaux d’évaluation à mi-parcours du système Licence-Maitrise-Doctorat, le lancement d’un tournoi interuniversitaire. 

Marie-Thérèse Kayikwamba, Affaires étrangères : 76%

Au cours de cette année 2025, les réalisations notables de la ministre des Affaires étrangères de la RDC, incluent le lancement du nouveau passeport biométrique sécurisé, sa promotion active du multilatéralisme inclusif lors des forums UE-UA, et sa diplomatie vigoureuse pour la paix à l’Est de la RDC, en insistant sur le retrait du M23 et du Rwanda. Elle a aussi géré les relations internationales, plaidé pour la transparence des ressources naturelles, et assuré la défense des intérêts congolais face aux défis sécuritaires et diplomatiques.  L’on peut aussi signaler sa demande de mise en œuvre urgente de la Résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU, exigeant le retrait du Rwanda et du M23, l’introduction d’un passeport plus sécurisé et conforme aux normes internationales, intégrant une micropuce RFID, la modernisation des processus diplomatiques, notamment à travers la gestion des sceaux diplomatiques sécurisés pour les missions à l’étranger. 

Julie Shiku Mbuyi : Portefeuille, 73%

Réformatrice engagée, la ministre elle s’attèle au défi de transformer les entreprises publiques congolaises en véritables leviers de croissance économique et de développement social, au service de l’intérêt général. Car, le secteur du portefeuille, pilier de l’économie nationale, joue un rôle crucial dans la création de richesses et l’amélioration des conditions de vie de la population. À la tête de ce ministère stratégique, elle incarne une vision moderne et responsable de la gouvernance publique, pour cela, elle plaide pour l’assainissement de la gouvernance dans les entreprises publiques; le renforcement de la performance managériale; l’orientation des résultats vers l’intérêt général et le bien-être social. Elle considère les entreprises publiques comme des acteurs essentiels du développement économique et social de la République Démocratique du Congo.

Justin Kalumba Mwana Ngongo: Entreprenariat, 70%

En 2025, Justin Kalumba Mwana Ngongo s’est concentré sur la dynamisation de l’écosystème entrepreneurial, notamment via des programmes comme le PRONADEC et le FOGEC, visant à soutenir les jeunes entreprises, faciliter l’accès aux marchés publics (avec l’ARSP), et préparer un Plan 2026-2030 pour structurer ce secteur clé, tout en renforçant le cadre juridique et en lançant des initiatives comme le  Concours national des plans d’affaires) pour créer des entrepreneurs. 

Jean-Pierre Bemba Gombo : Transports, 67%

Le VPM Jean-Pierre Bemba Gombo s’est concentré sur la modernisation numérique (billetterie Transco), la relance des infrastructures (voie rapide N’djili, rail), la coopération internationale (Éthiopie, UE pour Air Congo), la sécurité routière et fluviale (réglementation, balisage) et la gestion des embouteillages à Kinshasa, avec des actions visant à décongestionner la capitale et à améliorer la fluidité du trafic. Ces actions illustrent une approche globale visant à moderniser le secteur, améliorer la sécurité et désenclaver le pays, en s’appuyant sur des partenariats stratégiques et des solutions technologiques. 

Doudou Fwamba, Finances : 64%

Doudou Fwamba, ministre des Finances de la RDC, s’est concentré sur la réforme fiscale (facture normalisée, élargissement assiette), la stabilité macroéconomique (croissance > 5%, inflation maîtrisée), la gestion de la dette (préparation d’euro-obligations 2026), la modernisation des finances publiques (digitalisation, CUT, budget-programme) et le renforcement du partenariat avec le FMI, la Banque Mondiale et les USA pour attirer les investissements, tout en gérant des défis de mise en œuvre sur le terrain. 

Didier Budimbu, Sports et Loisirs : 61%

Depuis sa prise de fonction à la tête du ministère des Sports et Loisirs, Didier Budimbu a insufflé une dynamique inédite dans un secteur longtemps en quête de vision et de moyens. Porté par une volonté de modernisation et de rayonnement international, le ministre a multiplié les initiatives pour repositionner le sport congolais, en particulier le football, au cœur des priorités nationales. L’année 2025 aura été celle de la relance, de la structuration et de la diplomatie sportive. Dès les premiers mois de son mandat, Didier Budimbu a misé sur la coopération internationale pour renforcer les capacités du sport congolais. Il a notamment conclu plusieurs partenariats stratégiques avec des clubs européens, dont l’AS Monaco, dans le but de favoriser la formation des jeunes talents et de leurs encadreurs en RDC même. Ces accords visent à créer des passerelles durables entre les académies congolaises et les structures professionnelles européennes, tout en évitant l’exode précoce des jeunes joueurs.

Le football, sport roi en RDC, a bénéficié d’une attention particulière. Sous l’impulsion du ministre, les préparatifs pour la CAN 2025 ont été menés avec rigueur, tant sur le plan logistique que technique. Le stage des animateurs des Léopards, organisé à Mbuela Lodge à Kisantu, a illustré cette volonté de professionnaliser tous les maillons de la chaîne sportive, y compris l’animation et le soutien populaire.

Par ailleurs, le ministère a soutenu activement les clubs engagés dans les compétitions africaines, facilitant leurs déplacements et leur préparation. Cette implication directe a contribué à de meilleures performances sur la scène continentale, redonnant espoir aux supporters et crédibilité aux institutions sportives nationales.

Guy Loando : Relations avec le Parlement, 58%

Le ministre en charge des Relations avec le Parlement en RDC, s’est concentré sur le renforcement du dialogue interinstitutionnel via des initiatives clés telles que la création de l’Académie Parlementaire pour la formation législative, le lancement du Mécanisme national de redevabilité gouvernementale, le suivi de projets stratégiques comme le barrage Inga, et la promotion de la transparence institutionnelle pour la modernisation de l’action publique et la stabilité des institutions, en accord avec le programme du président Félix Tshisekedi. 

Ces actions visent à construire un pont stratégique entre l’exécutif et le législatif pour une gouvernance moderne et efficace en RDC, s’inscrivant dans le Plan national stratégique de développement (PNSD 2024-2028). 

Adolphe Muzito : Budget, 55%

En tant que VPM du Budget en 2025, Adolphe Muzito s’est concentré sur la préparation du budget 2026, avec pour priorités l’assainissement des finances publiques (réforme de la paie, lutte contre les agents fictifs), l’augmentation des recettes via des réformes fiscales (digitalisation, TVA moderne), et l’orientation vers des dépenses d’investissement (infrastructures, relance entreprises) tout en améliorant la rémunération des agents de l’État, en s’appuyant sur une approche participative et une vision de rigueur budgétaire. Au nombre de ses actions clés, l’on compte la mise en place d’un Plan stratégique de mobilisation des ressources en collaboration avec le FMI, la digitalisation des services publics et modernisation de la TVA, la création d’un guichet unique fiscal et administratif.

Conclusion

Ces résultats ne sont pas isolés: ils traduisent une volonté d’alignement sur la vision du chef de l’État, centrée sur la restauration de l’autorité de l’État dans un contexte sécuritaire complexe ; la promotion de la souveraineté économique, par la valorisation des ressources nationales et la lutte contre les dépendances extérieures, et la justice sociale, à travers des politiques inclusives et des réformes structurelles. 

Echo d’opinion

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