Le président de la République, Félix Tshisekedi, a mis en garde le gouvernement face à la rupture persistante des plaques d’immatriculation sur l’ensemble du territoire national. Lors du conseil des ministres du vendredi 26 décembre, il a souligné l’importance capitale de ces plaques pour l’identification des véhicules, la régulation de la circulation routière, la sécurité publique, la lutte contre la criminalité transfrontalière et la mobilisation des recettes de l’État. « La plaque de matriculation constitue un élément fondamental », a rappelé Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement, au terme de la réunion.
Le chef de l’État a insisté sur les conséquences graves de cette pénurie, qui affecte à la fois la sécurité et la gestion administrative du transport. « Cette situation a conduit de nombreuses personnes propriétaires de véhicules récemment importés à circuler sans plaques réglementaires ou à s’émunir abusivement des plaques dites temporaires, révélant une défaillance manifeste du service légalement habilité à leur délivrance. Elle engendre l’atteinte à l’autorité de l’État, la multiplication des fraudes, la difficulté d’identification des véhicules impliqués dans des infractions, des accidents ou des actes criminels, ainsi que des pertes significatives pour le trésor public », a détaillé Patrick Muyaya.
Pour résoudre ce problème, le président Tshisekedi a donné des instructions strictes au gouvernement et aux ministères concernés. « Le ministre des Finances, en collaboration avec l’ensemble des services publics, doit prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre fin à cette rupture. Un mécanisme sécurisé intégrant la délivrance des plaques dans le processus des dédouanements des véhicules devra être proposé, avec un rapport détaillé et un calendrier de mise en œuvre attendu au plus tard dans la deuxième quinzaine de janvier 2026 », a conclu le porte-parole.
CB
