Avec un budget estimé à 1,111 milliard de dollars pour l’exercice 2026, l’exécutif provincial de Kinshasa place la barre à un niveau jamais atteint. Présenté devant l’Assemblée provinciale et jugé recevable en plénière, ce projet d’édit marque une volonté affirmée de repositionner la capitale congolaise dans une dynamique de gouvernance plus structurée. L’annonce, au-delà de son ampleur chiffrée, engage désormais la ville dans une séquence où les promesses devront se traduire en actes concrets.
Face aux députés provinciaux, le gouverneur Daniel Bumba a défendu samedi 27 décembre,une architecture budgétaire équilibrée, arrêtée à 3 223,6 milliards de francs congolais en recettes comme en dépenses. Les échanges ont mis en lumière les interrogations sur les priorités sectorielles, la fiabilité des prévisions et la capacité réelle d’absorption des fonds. Chaque groupe parlementaire a formulé ses observations, auxquelles l’exécutif urbain a répondu, ouvrant ainsi un débat de fond sur la gestion future de la ville.
Pour le président de l’Assemblée provinciale, Levi Mbuta, cette étape institutionnelle « marque une phase importante » dans la trajectoire budgétaire de Kinshasa. Le message adressé est clair : la capitale doit désormais se doter d’outils financiers à la hauteur de ses défis structurels, qu’il s’agisse des infrastructures, de la mobilité urbaine, de la salubrité ou de l’accès aux services essentiels, tout en préservant l’équilibre des comptes publics.
Transmis à la commission ECOFIN pour un examen approfondi, le projet entre maintenant dans une phase décisive. Car au-delà de l’adoption parlementaire, l’année 2026 sera un test grandeur nature pour l’exécutif de Daniel Bumba. Discipline budgétaire, transparence dans l’exécution et impact tangible sur le quotidien des Kinois seront les véritables indicateurs du succès ou des limites de cette ambition financière assumée.
CB
