Le débat sur la place des confessions religieuses dans l’espace public congolais refait surface. Dans une sortie remarquée, l’acteur politique Poté Bauli Bofunda a interpellé les autorités sur ce qu’il considère comme une érosion préoccupante du principe de laïcité en République démocratique du Congo. Selon lui, la séparation entre l’État et les religions, pourtant essentielle à l’équilibre institutionnel, est de plus en plus fragilisée.
S’appuyant sur les fondements universels de la laïcité, Poté Bauli Bofunda rappelle que ce principe vise à garantir la neutralité de l’État, l’égalité de tous les citoyens devant la loi et la liberté de conscience. Or, estime-t-il, cette neutralité est mise à mal par l’influence grandissante de certaines églises qui dépasseraient le cadre spirituel pour s’imposer comme des acteurs de pouvoir dans la sphère publique.
Pour l’acteur politique, cette situation crée une confusion des rôles entre autorité religieuse et autorité étatique. Il dénonce des comportements qu’il assimile à une forme de suprématie morale ou politique revendiquée par certaines confessions, au détriment de la République et de ses institutions. Une dérive qu’il juge incompatible avec l’État de droit et la souveraineté nationale.
Face à ces constats, Poté Bauli Bofunda appelle à une réponse législative claire. Il plaide pour l’adoption d’une loi définissant explicitement la laïcité en RDC, en précisant les limites à ne pas franchir par les organisations religieuses, ainsi que les sanctions en cas de violation. Pour lui, le respect de l’ordre républicain passe par une clarification des rôles : à l’État ses prérogatives, et aux religions leur mission spirituelle, dans le respect mutuel et de l’intérêt général.
Ci-dessous, sa tribune
La laïcité est un principe fondamental de séparation de l’État et des religions, garantissant la liberté de conscience et de culte pour tous, l’égalité des citoyens devant la loi, et la neutralité de l’État qui ne reconnaît ni ne salarie aucun culte, assurant ainsi le libre exercice des cultes et des convictions dans le respect de l’ordre public .
Dans notre pays ce principe est très mal considéré . Nous pouvons même dire qu’il n’est pas respecté puisque les églises empiètent sur le périmètre de l’état .
Elles s’érigent en véritable potentat dans notre pays , pensant disposer d’une certaine suprématie par rapport à la république .
Le temps est venu d’édicter une loi qui explicite ce que la république entend par laïcité au regard des multiples dérives de certaines églises et surtout qui en fixe clairement les interdits et les sanctions appropriées .
À César ce qui est à César !
À Dieu ce qui est à Dieu …
