Face à la détérioration rapide des conditions de vie de milliers de Congolais ayant fui les violences à l’est du pays, le gouvernement de la République démocratique du Congo a enclenché une réponse humanitaire d’urgence. Sous la conduite du vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani,une réunion interministérielle s’est tenue ce 29 décembre afin de coordonner une action immédiate en faveur des compatriotes réfugiés au Burundi et en Tanzanie
Cette rencontre, organisée sur instruction du Président Félix Tshisekedi, a mis en lumière l’ampleur de la crise humanitaire qui touche environ 200 000 déplacés, dont près de 20 000 ménages directement ciblés par l’assistance. Les participants ont insisté sur la nécessité d’une approche concertée, intégrant à la fois les dimensions sécuritaire, sanitaire, sociale et diplomatique, afin de garantir une aide efficace et rapide aux populations concernées.
L’alerte sanitaire a constitué l’un des points majeurs des échanges. Les autorités ont été informées de la présence d’une épidémie de choléra dans plusieurs camps de réfugiés au Burundi, situation qui exige une intervention médicale urgente. En parallèle, le gouvernement a engagé une réévaluation du budget humanitaire pour renforcer les capacités de prise en charge, notamment en matière de soins de santé, d’eau potable et d’assainissement.
Au terme des discussions, des contacts ont été envisagés avec les autorités du Burundi et de la Tanzanie, ainsi qu’avec le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, afin de définir un cadre opérationnel commun. L’aide prévue couvrira les abris, les vivres, les articles ménagers essentiels, la protection et l’accompagnement psychosocial, traduisant la volonté du gouvernement de répondre de manière globale à une crise humanitaire devenue prioritaire.
CB
