Le message venu du sommet de l’État se veut sans équivoque : la patience présidentielle a des limites. Réuni en Conseil des ministres le vendredi 2 janvier, le président Félix Tshisekedi a rappelé à son équipe gouvernementale que le temps des discours doit désormais céder la place à celui de l’action. Pour le Chef de l’État, l’efficacité de l’exécutif ne se mesure plus à l’ampleur des annonces, mais à leur traduction concrète dans la vie des citoyens.
Face à une population confrontée à de multiples défis sociaux et économiques, le président a insisté sur la responsabilité individuelle et collective des ministres. Il a appelé à une gouvernance tournée vers les résultats, fondée sur le sens du devoir et la priorité donnée à l’intérêt général. Ce rappel à l’ordre traduit une volonté de réorienter l’action publique vers des solutions pratiques, capables de répondre aux attentes pressantes de la société congolaise.
Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a relayé cet avertissement présidentiel en mettant l’accent sur les valeurs censées guider l’exécutif. Loyauté institutionnelle, pragmatisme administratif et patriotisme actif ont été présentés comme les socles indispensables pour renforcer la crédibilité de l’État et retisser le lien de confiance avec la population.
Sur le plan opérationnel, Félix Tshisekedi a insisté sur l’accélération des programmes structurants, dont le Programme de développement local des 145 territoires. Les secteurs des infrastructures, de l’agriculture et de la fonction publique apparaissent comme des chantiers prioritaires pour impulser une dynamique de transformation durable. À l’horizon 2026, le président attend des actions visibles sur le terrain, seules capables de donner un sens concret aux engagements politiques pris au sommet de l’État.
CB
