Dans le territoire de Djugu, en province de l’Ituri, les Forces armées de la RDC renforcent leur dispositif sécuritaire face à la persistance des violences armées. Selon l’armée, les opérations menées ces derniers jours visent avant tout à reprendre le contrôle des zones sensibles et à empêcher les milices de réorganiser leurs réseaux, notamment dans la région de Bulé, longtemps considérée comme un couloir stratégique pour les groupes armés.
Les FARDC rapportent avoir infligé des pertes significatives à la milice CRP Zaïre lors de récents affrontements. Trois combattants ont été mis hors d’état de nuire, tandis que plusieurs autres ont été blessés. Du matériel militaire, dont des armes automatiques et des munitions, a également été récupéré, un signal que l’armée interprète comme un affaiblissement progressif des capacités opérationnelles de ce groupe armé.
Dans le même temps, une action ciblée menée sur l’axe Mabanga–Bini, au village de Tchongambi, a conduit à l’élimination d’un cadre présenté comme l’un des responsables des opérations de la milice, accompagné de ses proches collaborateurs. Pour l’armée, cette opération spéciale s’inscrit dans une stratégie visant à désorganiser le commandement des groupes armés actifs en Ituri.
Tout en poursuivant les patrouilles et la consolidation de ses positions, l’armée congolaise accuse les milices de se retrancher au sein des populations civiles et des sites de déplacés, une pratique dénoncée comme contraire aux règles du droit humanitaire. Les FARDC réitèrent par ailleurs leur appel aux combattants encore actifs à déposer les armes, affirmant que ces efforts militaires ont pour objectif final le rétablissement durable de la sécurité, à l’image des progrès déjà enregistrés dans d’autres territoires de la province.
CB
