Le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a annoncé ce lundi 5 janvier 2026 une levée partielle et temporaire de la suspension des activités de traitement des minerais dans la province du Lualaba. Cette décision fait suite à une mission de contrôle de conformité menée par une commission ministérielle, dans un contexte de fortes tensions liées à l’arrêt des activités minières artisanales. L’objectif affiché est de concilier reprise progressive et respect strict de la réglementation en vigueur.
Les conclusions de la commission ont toutefois révélé que toutes les entités contrôlées ont enfreint le Code et le Règlement miniers. En réponse, le ministère a décidé que chaque opérateur recevra, dans un délai de 72 heures, une notification individuelle qui « détaillera les mesures correctives à appliquer et les pénalités à payer », conformément à la loi. Cette approche individualisée vise à responsabiliser les acteurs tout en évitant une paralysie totale du secteur.
Dans la province voisine du Haut-Katanga, le gouvernement maintient une surveillance étroite des entités de traitement. Celles-ci sont néanmoins autorisées à recevoir les minerais provenant des sites artisanaux légaux ou tolérés, sous l’encadrement des services techniques compétents, notamment les divisions provinciales des Mines et les structures de suivi de l’exploitation artisanale.
Le communiqué ministériel précise par ailleurs que l’entreprise Luilu Resources reste exclue de cette levée partielle. Elle est sommée de se présenter devant la commission à Lubumbashi dans un délai de trois jours, en raison de l’absence de documents techniques et de traçabilité. À travers ces mesures, le gouvernement, sous l’impulsion de Louis Watum, réaffirme sa volonté d’assainir la chaîne d’approvisionnement minière et de l’aligner sur les standards nationaux et internationaux.
CB
