L’ex-agent de l’Office National des Transports (ONATRA), Armand Ossasse, a été officiellement révoqué par le conseil d’administration de l’entreprise. Cette décision, prise « dans le strict respect des textes », s’est accompagnée du paiement de ses décomptes finaux. Pourtant, malgré cette rupture formelle, l’intéressé continue à intervenir dans les médias en se présentant comme représentant de l’ONATRA, une attitude qui suscite de vives réactions.
Les syndicats de l’ONATRA se disent « étonnés et surpris de l’entendre dans les médias en train de parler au nom de l’ONATRA sans mandat ni qualité de syndicaliste ». Ils rappellent que l’intéressé ne peut plus engager ni l’entreprise, ni ses agents, dans aucun cadre officiel ou médiatique. Une mise en garde est donc adressée, afin d’éviter tout malentendu sur sa qualité d’intervenant.
Face à cette situation, les syndicats préviennent qu’« il s’arrête avec ces zizanies car les répercussions judiciaires qui seront à sa charge seront très lourdes ». Ils estiment que la confusion générée par ces sorties publiques nuit à l’image de l’office et risque d’avoir des conséquences légales pour Armand Ossasse. Par la même occasion, ils adressent un « dernier avertissement aux médias qui donnent encore la parole à l’ancien agent révoqué ».
Les journalistes et plateformes médiatiques sont donc appelés à la responsabilité. « Ces médias sont avertis car une fois la même bêtise se répétait, la justice et le CSAC seront saisis pour les éventuelles sanctions », préviennent les syndicalistes. Ils dénoncent la complaisance de certains canaux d’information qui continuent à accorder de la visibilité à une personne ne disposant plus d’aucun statut officiel.
Enfin, les syndicats de l’ONATRA promettent de suivre de près l’évolution de la situation et avertissent qu’ils « reviendront » sur la question en cas de récidive. Ils réaffirment leur volonté de préserver l’ordre et la légitimité dans la communication officielle de l’entreprise, tout en mettant en garde contre toute dérive.
CB
