La préparation du budget 2026 a remis au premier plan une question centrale : comment assurer le financement des politiques publiques dans un contexte de besoins croissants ? Lors du Conseil des ministres du vendredi 9 janvier, l’exécutif a insisté sur la nécessité d’une mobilisation accrue des ressources nationales.
Les régies financières ont ainsi été invitées à intensifier leurs performances, l’État cherchant à consolider ses bases budgétaires et à réduire sa vulnérabilité face aux appuis extérieurs.
Cette orientation se traduit par une volonté affirmée d’élargir l’assiette fiscale et d’augmenter progressivement la contribution des recettes intérieures à l’économie nationale.
Le gouvernement table sur une pression fiscale portée à 12,5 % du produit intérieur brut dès 2026, avec l’ambition d’atteindre, à moyen terme, le niveau moyen observé en Afrique subsaharienne. Les projections officielles évoquent des recettes courantes dépassant 13 milliards de dollars, un objectif qui marque un tournant dans la gestion des finances publiques du pays.
Adoptée et promulguée fin décembre, la loi de finances 2026 concrétise cette vision avec un budget fixé à plus de 59 000 milliards de francs congolais, en hausse significative par rapport à l’exercice précédent.
L’exécutif assure que cette enveloppe permettra de soutenir les secteurs jugés prioritaires, tout en s’appuyant sur des réformes destinées à améliorer la gouvernance financière, notamment la déconcentration de l’ordonnancement dans certains ministères.
CB
