En République démocratique du Congo, les coupures de réseau et les dysfonctionnements des services de télécommunications ne sont plus de simples désagréments techniques, mais un véritable enjeu de gouvernance.
Lors du Conseil des ministres du 9 janvier 2026, le président Félix Tshisekedi a exprimé son inquiétude face à la dégradation persistante des services mobiles, d’Internet et de l’audiovisuel.
Dans un pays où le numérique devient un pilier des activités économiques, administratives et sociales, ces perturbations répétées fragilisent aussi bien la vie quotidienne des citoyens que le fonctionnement de l’État.
Face à cette situation, le chef de l’État a choisi un ton ferme, appelant à une reprise en main du secteur. Il a instruit les membres du gouvernement et l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC) de renforcer les mécanismes de contrôle et d’exiger des opérateurs le respect strict des normes de qualité.
Au-delà des sanctions annoncées contre les entreprises défaillantes, le message est clair : les réseaux numériques doivent devenir des infrastructures fiables, capables de soutenir la compétitivité économique, la sécurité nationale et l’ambition de souveraineté numérique du pays.
Cette mobilisation présidentielle s’inscrit dans une volonté plus large de transformer le numérique en levier stratégique de développement. Un rapport attendu dans les trente jours devra dresser un diagnostic précis du secteur et proposer des réformes durables.
En filigrane, Félix Tshisekedi rappelle que la performance des télécommunications ne se mesure pas uniquement en taux de couverture ou en statistiques, mais à leur capacité à connecter réellement les Congolais, réduire les inégalités et accompagner la modernisation du pays.
CB
