À l’horizon 2026, l’Office national des transports (ONATRA SA) veut redevenir un levier central de l’économie congolaise. Sous l’impulsion de son Directeur général, Martin Lukusa, l’entreprise publique affiche une ambition claire : contribuer à la création d’un véritable marché intérieur grâce à une mobilité durable, en phase avec la vision du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Cette orientation stratégique s’inscrit dans les missions assignées par le législateur et dans la volonté du Gouvernement de renforcer l’intégration économique nationale. Pour la direction de l’Onatra, la relance du transport ferroviaire et fluvial demeure un passage obligé afin de relier efficacement les zones de production aux grands centres de consommation.
Martin Lukusa place ainsi la mobilité au cœur du développement. Dans un pays vaste et enclavé comme la RDC, la fluidité des transports est perçue comme un catalyseur de croissance, capable de stimuler les échanges commerciaux, réduire les coûts logistiques et renforcer la cohésion territoriale.
Parmi les priorités affichées figure également le règlement définitif de la question sensible des décomptes des agents retraités, longtemps source de tensions sociales. La direction entend tourner cette page afin de restaurer la confiance interne et poser les bases d’une gouvernance plus apaisée.
L’ONATRA Une entreprise en reconstruction
La relance de l’Onatra s’attaque aussi à l’héritage d’années de sous-investissement et de mauvaise gouvernance. Ports en déclin, rails vieillissants et trafic fluvial en berne avaient progressivement relégué l’entreprise parmi les structures publiques en difficulté, malgré son rôle stratégique dans l’économie nationale.
Depuis sa prise de fonctions, Martin Lukusa revendique une approche managériale axée sur la reconstruction et la crédibilité. L’objectif est de redonner à l’Onatra sa place d’acteur majeur du transport multimodal, capable de soutenir durablement l’action de l’État dans le développement du pays.
Les premiers signaux de ce redressement se traduisent par des investissements ciblés, notamment l’acquisition de nouvelles grues portuaires. Déployées dans les ports de Matadi et de Boma, ces infrastructures modernes améliorent la manutention et renforcent la compétitivité des plateformes portuaires congolaises.
Cette modernisation vise à réduire les délais logistiques et à repositionner les ports nationaux dans la sous-région, en attirant davantage de flux commerciaux et en augmentant les recettes de l’entreprise.
Cap sur la mobilité durable
Pour 2026, la direction de l’Onatra voit plus grand. Le plan prévoit l’acquisition de locomotives neuves, de wagons porte-conteneurs et fourgons, ainsi que de vedettes fluviales. Ces équipements doivent redynamiser les corridors ferroviaires et fluviaux, notamment sur l’axe stratégique Matadi-Kinshasa et vers les provinces de l’intérieur.
À travers cette vision, Martin Lukusa ambitionne de repositionner l’Onatra comme une entreprise publique performante, rentable et tournée vers l’avenir. Plus qu’un simple programme d’investissements, il s’agit d’un projet de renaissance, où la mobilité durable devient un instrument de souveraineté économique et de rayonnement national.
CB
