À l’heure où la CAN 2025 continue de susciter commentaires et controverses, Mike Mukebayi a choisi de rompre avec le discours dominant. Sur un plateau télévisé très suivi, le coordonnateur de Ensemble pour la République à Kinshasa n’a pas seulement pris la défense du ministre des Sports, Didier Budimbu : il en a fait un exemple de leadership et de responsabilité publique. Une sortie médiatique qui sonne comme un plaidoyer assumé en faveur d’un ministre souvent critiqué, mais dont l’action commence à convaincre au-delà de son propre camp
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Dans son intervention, Mukebayi a insisté sur la méthode Budimbu, qu’il décrit comme fondée sur le dialogue, la maîtrise des dossiers et le sens de l’État. Face aux accusations récurrentes liées à la gestion financière de la CAN, il a martelé que les procédures ont été respectées et validées par les instances compétentes, notamment la FECOFA. Pour lui, le ministre a fait preuve de rigueur et de transparence, mettant ainsi fin à ce qu’il qualifie d’intox et de polémiques sans fondement.
Le dossier des supporters et les critiques sur les performances sportives n’ont pas été occultés.
Là encore, Mike Mukebayi a défendu l’action du ministre, rappelant que l’État a assumé ses responsabilités envers les supporters officiellement encadrés et que les choix individuels ne sauraient être imputés au ministère. Quant aux résultats sur le terrain, il appelle à la lucidité : le football ne se résume pas à des calculs politiques, et une défaite ne peut servir de prétexte pour remettre en cause tout un travail de préparation et d’organisation.
En filigrane, cette prise de position apparaît comme une véritable opération de réhabilitation de l’image de Didier Budimbu. En dénonçant les privilèges indus, les missions politiques déguisées et les habitudes du passé, Mukebayi renforce le narratif d’un ministre décidé à assainir le secteur sportif. Un message clair se dégage : au-delà des clivages politiques, la gestion de Budimbu à la tête des Sports incarne une nouvelle approche, axée sur l’intérêt général, la discipline et la crédibilité de la RDC sur la scène continentale.
CB
