Sous la direction d’Augustin Kabuya, l’Union sacrée de la nation avait connu une période de dynamisme exceptionnel. La plateforme, portée par une coalition pro-démocratie ambitieuse, avait su mobiliser ses militants, coordonner ses actions sur le terrain et affirmer sa présence dans l’ensemble du pays. Meetings massifs, stratégies de communication efficaces et implication directe dans les provinces avaient permis à l’Union sacrée de s’imposer comme un acteur incontournable de la majorité présidentielle et un pilier de la stabilité gouvernementale.
À l’inverse, depuis la prise de fonction d’André Mbata en tant que Secrétaire permanent, la dynamique s’est estompée. La plateforme politique, autrefois moteur de mobilisation et de cohésion, semble aujourd’hui paralysée, avec une absence flagrante d’initiatives concrètes. Les réunions stratégiques se font rares, les campagnes de terrain inexistantes et le leadership pour fédérer les partis membres quasi absent, laissant les militants désorientés et démobilisés.
Cette léthargie a un impact direct sur la crédibilité de l’Union sacrée. Autrefois capable d’influencer les décisions nationales et de peser sur les débats politiques, la plateforme peine désormais à se faire entendre, et sa capacité à représenter un levier pour la majorité présidentielle s’est largement érodée. Le contraste avec l’ère Kabuya est frappant et révèle une gestion marquée par l’inaction et le manque de vision stratégique.
L’expérience met en lumière la fragilité des institutions politiques face à un leadership inefficace. Si l’Union sacrée veut retrouver sa pertinence et sa capacité à mobiliser, il devient urgent de repenser son organisation, de redynamiser ses structures et de restaurer la confiance des militants et partenaires. Le passage de Kabuya à Mbata illustre, selon les analystes, le risque de transformation d’une réussite politique éclatante en un outil paralysé et marginalisé.
CB
